Actualités Pratiques RH & QVCT

Actualités, Ressources Humaines

Vous souhaitez vous tenir informé sur les évolutions et actualités de la fonction Ressources Humaines et des questions de Qualité de Vie et de Conditions de Travail (QVCT) ?

Retrouvez un concentré d'informations qui vous permet, en un coup d'oeil, d'identifier ce qu'il y a à retenir et d'approfondir ce qui vous intéresse particuliÚrement.

Pour ce faire cliquer sur le sujet qui vous intĂ©resse 👆 et consulter les ressources mises Ă  disposition 🔗 .

recrutement

#RECRUTEMENT & #INTEGRATION

Aides Ă  l'embauche

👆 Des outils pour identifier les aides à l'embauche mobilisables

 

✎ Il est parfois difficile de s'y retrouver pour un employeur dans le dĂ©dale des aides Ă  l'embauche. Vous retrouverez un dossier complet des aides Ă  l'embauches et aux entreprises sur le code du travail numĂ©rique et un simulateur des aides Ă  l'embauche sur France Travail :

Logo France TravailLogo Code du travail numérique

Chiffres clés Emploi et Recrutement

👆 Analyser les donnĂ©es du territoire Auvergne RhĂŽne-Alpes (#AURA) avec Data Emploi

chiffres clés emploi AURA
chiffres clés emploi AURA

👆 Analyser les donnĂ©es du territoire Lyon MĂ©tropole (#lyon) avec l'Observatoire Emploi de France Travail

✎Les offres d'emploi
✎Les recrutements

 

👆 Analyser les rĂ©munĂ©rations de l'emploi cadre en Auvergne RhĂŽne-Alpes (#AURA)

👆 MarchĂ© de l'emploi des cadres dans l'Economie Sociale et Solidaire (#ESS)

Pratiques de recrutement

👆 MĂ©thode de Recrutement par Simulation (#MRS)

✎FondĂ©e sur les habiletĂ©s requises pour occuper un poste (et pas sur le CV), la MRS consiste Ă  repĂ©rer l'ensemble des capacitĂ©s nĂ©cessaires pour rĂ©aliser un travail, puis Ă  construire des exercices permettant de les Ă©valuer chez les candidats. Ces exercices reproduisent par analogie les attendus du poste et mettent donc les candidats en situation de dĂ©montrer concrĂštement leur capacitĂ© Ă  l’occuper.

💡Elle permet aux entreprises de recruter des candidats sans tenir compte en amont d’un CV, d’un diplĂŽme, et/ou une expĂ©rience, constituant ainsi un moyen de rĂ©pondre aux besoins de main d’Ɠuvre dans les secteurs en tension sans discriminer sur le niveau d'Ă©tude.

👉 FRANCE TRAVAIL accompagne l'entreprise tout au long de la dĂ©marche.

👆 PĂ©riode de Mise en Situation en Milieu Professionnel (#PMSMP)

👆Pratiques de recrutement de cadres 2024

Recrutement & Intelligence Artificielle (#IA)

👆 Les questions Ă©thiques relatives Ă  l'utilisation de l'IA dans le recrutement

✎La Dares (le service statistique rattachĂ© au ministĂšre du Travail) a organisĂ© un cycle de 3 rencontres scientifiques cet automne, rĂ©unissant chercheurs et experts pour rĂ©flĂ©chir Ă  cette problĂ©matique. Ces Ă©changes ont permis d'approfondir la comprĂ©hension des enjeux liĂ©s Ă  l’intĂ©gration de l’intelligence artificielle (IA) dans les pratiques des recruteurs.

📌Les recruteurs se trouvent souvent confrontĂ©s Ă  des tensions entre des attentes croissantes en matiĂšre de transparence, d'objectivitĂ© et de performances prĂ©dictives, et les craintes liĂ©es Ă  l’opacitĂ©, Ă  la reproduction de biais discriminatoires et Ă  l'iniquitĂ©.

📌Les recruteurs expriment un plus grand niveau de confiance envers les recommandations humaines que celles fournies par une IA.

💡Concevoir une IA Ă©thique et responsable pour les recrutements nĂ©cessite non seulement d'aspirer Ă  l'explicabilitĂ© et Ă  l'interprĂ©tabilitĂ© des algorithmes, mais Ă©galement de dĂ©velopper de nouvelles normes juridiques et d'impliquer davantage les parties prenantes dans la mise en Ɠuvre de ces outils.

👉L'intĂ©gration des IA dans les pratiques de recrutement est une tendance rĂ©cente en gestion des ressources humaines, soulevant des questions Ă©thiques, particuliĂšrement en ce qui concerne l'automatisation de dĂ©cisions cruciales pour les individus.

🔗Rapport Good In Tech - Intelligence artificielle et recrutement : Typologie, controverses et pratiques responsables

 

compétences

#COMPETENCES

Enjeux prioritaires en matiÚre de compétences

👆Vers un Ă©quilibre entre IA et compĂ©tences Humaines ?

✎Prospective Travail 4.0 : symbiose entre intelligence humaine et intelligence artificielle

Les technologies émergentes, telles que l'intelligence artificielle, le machine learning, le Big Data, la réalité virtuelle et la 5G, redéfinissent radicalement le paysage du travail et pourraient automatiser 30 à 40 % des tùches quotidiennes d'ici 2030, touchant ainsi plus de la moitié des métiers.

📌Cette transformation induit une large assistance des salariĂ©s par l'automatisation pour accomplir des tĂąches complexes, dangereuses ou chronophages, tandis que les entreprises profitent d'une productivitĂ© accrue grĂące Ă  des chaĂźnes de production intelligentes et Ă  des analyses de donnĂ©es approfondies (Ă  terme).

📌Cependant, cette Ă©volution soulĂšve des questions cruciales sur le rĂŽle des travailleurs, car environ 800 millions de personnes pourraient ĂȘtre affectĂ©es par ces changements technologiques.

📌Dans ce contexte, il devient essentiel que les individus dĂ©veloppent non seulement des compĂ©tences techniques, mais aussi des « soft skills », pour naviguer efficacement dans cette nouvelle Ăšre du travail. Les entreprises doivent donc s'engager activement dans le dĂ©veloppement de ces compĂ©tences pour prĂ©parer leurs salariĂ©s Ă  ce futur en constante Ă©volution.

✎Les soft skills : des compĂ©tences nĂ©cessaires pour l’avenir

Les soft skills, que l'on peut définir comme des compétences émotionnelles ou socio-émotionnelles, se positionnent comme des compléments essentiels aux compétences techniques, appelées hard skills.

Dans le monde du travail de demain, elles seront déterminantes. Selon une étude de McKinsey, la demande pour les compétences techniques devrait diminuer de 16 % d'ici 2030 en Europe, tandis que les salariés dotés de soft skills seront de plus en plus recherchés pour garantir le bon fonctionnement de l'écosystÚme professionnel.

boussole OCDE

L’OCDE souligne que dans des environnements hyperconnectĂ©s, ces compĂ©tences joueront un rĂŽle majeur dans la coordination d’équipe, la prise de dĂ©cision, l'analyse et la rĂ©solution de problĂšmes, des tĂąches que les machines ne peuvent pas accomplir.

Cf. boussole de l'OCDE.

💡En rĂ©sumĂ©, face Ă  l’IA, l'intelligence humaine reste indispensable. Elle permet de prendre du recul, de faire des choix Ă©clairĂ©s, d’analyser l'impact d’une technologie sur un secteur ou une organisation, et de prĂ©venir d’éventuelles dĂ©rives.

✎ Quelles compĂ©tences pour demain ?

Que recouvrent véritablement les soft skills, et quelles compétences deviendront incontournables ?

💡Le Forum Ă©conomique mondial a identifiĂ© les 10 compĂ©tences qui deviennent de plus en plus importantes (parmi lesquelles figurent de nombreuses soft skills) :

Compétences forum economique mondial

Ces compétences touchent aussi bien aux dynamiques collectives (travail en équipe, résolution collaborative de problÚmes) qu'aux compétences individuelles de chaque salarié pour évaluer une situation et y réagir de maniÚre appropriée. D'autres soft skills telles que l'adaptabilité, la communication, la créativité, l'autonomie, l'humilité et l'engagement sont également jugées essentielles par de nombreux experts.

✎Le dĂ©fi des employeurs : Ă©valuer les soft skills et accompagner leur dĂ©veloppement

Il est indéniable que les soft skills occuperont une place centrale dans les métiers de demain.

📌Cependant, l'Ă©valuation des soft skills n’est pas aussi simple. Actuellement, seuls 41 % des organisations ont mis en place des dispositifs pour intĂ©grer et mesurer ces compĂ©tences dans leurs processus RH (sont-ils efficaces ? ...).

📌Quant au dĂ©veloppement des soft skills des salariĂ©s, il va falloir trouver d'autres moyens que des formations classiques. A mon sens, il faut davantage rĂ©flĂ©chir Ă  une approche systĂ©mique, par exemple :

  • en dĂ©finissant les valeurs qui guident les dĂ©cisions au niveau stratĂ©gique et en s'assurant que ces valeurs soient incarnĂ©es dans les pratiques
  • en intĂ©grant le feedback dans les pratiques et la culture d'entreprise
  • en Ă©voluant vers le modĂšle d'organisation apprenante
  • en crĂ©ant des espaces pour mettre en discussion le travail au niveau collectif
  • en favorisant la collaboration entre les salariĂ©s
  • en rĂ©flĂ©chissant Ă  l'impact des technologies sur l'activitĂ© et Ă  l'Ă©volution des rĂŽles des salariĂ©s
  • en accompagnant les salariĂ©s dans l'appropriation des Ă©volutions technologiques
  • . . .

🔗 Avenir de l'Éducation et des CompĂ©tences 2030 - OCDE

🔗Les soft skills pour innover et transformer les organisations - France StratĂ©gie

👆CompĂ©tences, employabilitĂ© et pratiques de travail performantes (#OCDE)

✎ Le Programme pour l'Ă©valuation internationale des compĂ©tences des adultes (#PIAAC) est un programme d'Ă©valuation et d'analyse des compĂ©tences des adultes. Le principal produit du PIAAC est l’Évaluation des compĂ©tences des adultes, une Ă©valuation internationale informatisĂ©e auprĂšs des mĂ©nages, destinĂ©e aux adultes ĂągĂ©s de 16 Ă  65 ans. Elle est conçue sous forme de cycles dĂ©cennaux. L’Évaluation mesure les compĂ©tences des adultes dans les domaines clĂ©s en matiĂšre de traitement de l’information – littĂ©ratie, numĂ©ratie et rĂ©solution de problĂšmes – qui reprĂ©sentent les compĂ©tences nĂ©cessaires pour que les individus participent Ă  la sociĂ©tĂ© et pour que les Ă©conomies prospĂšrent. Elle rassemble Ă©galement des informations et des donnĂ©es sur la maniĂšre dont les adultes utilisent leurs compĂ©tences Ă  la maison et au travail.

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📌 Le 1er cycle de l’Évaluation des compĂ©tences des adultes a Ă©tĂ© menĂ© en trois vagues distinctes entre 2011 et 2018 dans 39 pays. Au cours du 1er cycle, environ 245 000 adultes ont Ă©tĂ© interrogĂ©s, reprĂ©sentant 1,15 milliard de personnes.

📌 Le 2e cycle de l’Évaluation des compĂ©tences des adultes a Ă©tĂ© menĂ© jusqu’à prĂ©sent dans 31 pays et Ă©conomies. Une premiĂšre vague de collecte de donnĂ©es a eu lieu en 2022-23 et les rĂ©sultats ont Ă©tĂ© publiĂ©s le 10 dĂ©cembre 2024.

✎Focus sur la France ... en 17me position

📌ÉlĂ©ments clĂ©s

  • Les compĂ©tences en littĂ©ratie et en numĂ©ratie des Français se situent parmi les plus basses des pays participant Ă  l’évaluation (24). Mais les diffĂ©rences de compĂ©tences entre gĂ©nĂ©rations sont assez marquĂ©es par comparaison avec les autres pays.
  • Les scores des Français varient sensiblement en fonction de leur niveau de formation et de leur origine sociale, et dans une mesure bien plus importante que dans la moyenne des pays participants.
  • Les diffĂ©rences de compĂ©tence en littĂ©ratie entre les individus nĂ©s en France et ceux nĂ©s Ă  l’étranger sont plus marquĂ©es que dans la moyenne des pays participant Ă  l’évaluation, et la progression des compĂ©tences avec la durĂ©e de rĂ©sidence dans le pays est trĂšs limitĂ©e.
  • Les compĂ©tences en littĂ©ratie et en TIC sont peu demandĂ©es dans le cadre professionnel, tout comme celles en rĂ©solution de problĂšmes complexes. Par contre, les employeurs français comptent parmi ceux qui utilisent davantage les compĂ©tences en numĂ©ratie des travailleurs.
  • En France, comme dans tous les pays participant Ă  l’évaluation, on dĂ©cĂšle une relation positive et significative entre d’une part, le niveau de compĂ©tence en littĂ©ratie et en numĂ©ratie, et d’autre part, le salaire horaire et la probabilitĂ© d’occuper un emploi. Toutefois, en France, cette relation est plus faible que la moyenne.
✎Pratiques de travail performantes et satisfaction au travail
OCDE pratiques de travail performantes

[OCDE] "Les organisations qui adoptent des pratiques de travail performantes tirent le meilleur parti des compétences de leurs employés. Les travailleurs qui sont autorisés à expérimenter différentes maniÚres d'accomplir leurs tùches, qui bénéficient d'une autonomie dans l'organisation de leur temps et qui travaillent au sein d'équipes autonomes utilisent mieux leurs compétences et sont plus satisfaits au travail. Les pratiques de travail performantes augmentent également le rendement de la formation.

En moyenne, dans les pays pour lesquels des donnĂ©es sont disponibles, seules 25 % des entreprises appliquent des pratiques de travail performantes. Étant donnĂ© qu'une grande partie de l'apprentissage se fait sur le lieu de travail, souvent de maniĂšre informelle en apprenant par la pratique ou en apprenant de ses collĂšgues et de ses supĂ©rieurs, la promotion d'une culture de l'apprentissage sur le lieu de travail est cruciale pour la productivitĂ© de l'entreprise et la satisfaction au travail."

👉 Et si vous contribuiez à faire remonter la France dans ces 2 graphiques ? 😉

🔗Rapport OCDE Les adultes possĂšdent-ils les compĂ©tences nĂ©cessaires pour s’épanouir dans un monde en mutation ?

👆 EmployabilitĂ© Ă  tous prix

L'employabilitĂ© dĂ©signe la capacitĂ© d'un individu Ă  obtenir et Ă  conserver un emploi dans un environnement Ă©conomique et professionnel en constante Ă©volution. Cette notion ne se limite pas simplement Ă  la possession d’un diplĂŽme ou d’une expĂ©rience professionnelle, mais englobe Ă©galement un ensemble de compĂ©tences, de qualitĂ©s personnelles et d’adaptabilitĂ©. L'employabilitĂ© implique donc une dynamique oĂč les compĂ©tences doivent ĂȘtre continuellement mises Ă  jour et alignĂ©es sur les besoins du marchĂ© du travail.

✎ Impact Ă  l'Ă©chelle individuelle

À l’échelle individuelle, l'employabilitĂ© est souvent perçue comme un vecteur de sĂ©curitĂ© Ă©conomique et de dĂ©veloppement personnel. Les personnes ayant un haut niveau d’employabilitĂ© bĂ©nĂ©ficient gĂ©nĂ©ralement de meilleures opportunitĂ©s de carriĂšre, d’un salaire plus Ă©levĂ© et d'une plus grande satisfaction au travail. Elles sont souvent plus rĂ©silientes face aux fluctuations du marchĂ© de l'emploi, Ă©tant capables de se rĂ©orienter rapidement en cas de licenciement ou de reconversion professionnelle.

⚠Cependant, il existe un poids considĂ©rable pesant sur les individus en matiĂšre d'employabilitĂ©. Dans un contexte de compĂ©titivitĂ© accrue, la pression pour acquĂ©rir de nouvelles compĂ©tences et "rester dans la course" est forte. De plus, les inĂ©galitĂ©s d'accĂšs Ă  la formation et Ă  l’éducation exacerbe les difficultĂ©s pour certains groupes, rendant l'ascension sociale plus ardue pour ceux qui n'ont pas les ressources nĂ©cessaires.

✎Impact Ă  l'Ă©chelle des organisations

L'employabilité des salariés est un enjeu crucial pour la compétitivité des entreprises. Des collaborateurs compétents et adaptables sont indispensables à l'innovation et à la performance durable. C'est pourquoi de nombreuses entreprises investissent significativement dans la formation continue et le développement des compétences, garantissant ainsi une meilleure adéquation entre les besoins de l'entreprise et les qualifications de ses employés. Cet investissement se traduit par une meilleure rétention des talents et une réduction du turnover coûteux.

⚠NĂ©anmoins, cette responsabilitĂ© partagĂ©e entre l'entreprise et le salariĂ© peut crĂ©er des tensions. Si l'entreprise a le devoir d'investir dans le dĂ©veloppement professionnel de ses Ă©quipes, le salariĂ© doit Ă©galement s'engager activement dans sa propre formation et son Ă©volution de carriĂšre. Un manque de ressources ou un soutien insuffisant de la part de l'entreprise peuvent aggraver la pression ressentie par le salariĂ© pour rester employable, crĂ©ant un dĂ©sĂ©quilibre dans cette responsabilitĂ© partagĂ©e. Il est donc essentiel que les entreprises dĂ©finissent des politiques claires et des dispositifs concrets favorisant un dĂ©veloppement professionnel Ă©quilibrĂ© et soutenant l'effort des salariĂ©s.

✎Impact Ă  l'Ă©chelle sociĂ©tale

À l’échelle sociĂ©tale, l'employabilitĂ© est un facteur clĂ© pour le dĂ©veloppement Ă©conomique et la stabilitĂ© sociale. Une main-d'Ɠuvre employable favorise la croissance Ă©conomique et rĂ©duit le taux de chĂŽmage, tandis qu’une population en difficultĂ© face Ă  l'emploi peut entraĂźner des consĂ©quences sociales nĂ©gatives telles que la pauvretĂ© ou la criminalitĂ©. Les pays investissent donc dans des politiques de formation, d'Ă©ducation et d’inclusion pour assurer un marchĂ© du travail dynamique et Ă©quitable.

⚠Cependant, il convient de noter que la concentration excessive sur l'employabilitĂ© peut conduire Ă  une dĂ©valorisation de certaines professions et Ă  une stigmatisation des personnes qui ont des difficultĂ©s Ă  s'insĂ©rer sur le marchĂ© du travail. L'accent mis sur la formation et les compĂ©tences pratiques peut Ă©galement occulter l'importance des valeurs humaines, des compĂ©tences sociales et des mĂ©tiers souvent nĂ©gligĂ©s mais essentiels Ă  la sociĂ©tĂ©.

💡De ce que je constate dans mes accompagnements, il n'est pas "innĂ©" pour un salariĂ© de rĂ©flĂ©chir en termes de compĂ©tences et d'identifier les compĂ©tences nĂ©cessaires Ă  dĂ©velopper au fil de son parcours professionnel. Les employeurs doivent avoir un rĂŽle d'accompagnement. Mais pour ce faire, dans les petites structures du moins, il est souvent nĂ©cessaire d'accompagner la montĂ©e en compĂ©tences, sur ces questions, du dirigeant, des RH et des managers.

Modalités de formation

👆 Une formation sur-mesure avant embauche, prise en charge par France Travail (#POEI)

✎L'objectif de la POEI est de permettre au candidat d’acquĂ©rir les compĂ©tences manquantes pour occuper le poste que vous offrez. Ce dispositif, financĂ© en partie par France Travail est mis en Ɠuvre par l’employeur au poste de travail en interne ou par un organisme de formation.

💡Plusieurs modalitĂ©s de formation sont envisageables :

  • le tutorat par un salariĂ© expĂ©rimentĂ©,
  • la formation thĂ©orique dans un organisme de formation certifiĂ©,
  • si vous ĂȘtes une TPE ou PME, l’intervention d’un organisme de formation en situation de travail (Action de formation en situation de travail - AFEST).
  • Il est possible de mixer les diffĂ©rentes modalitĂ©s.

💡Parmi les contrats Ă©ligibles au dispositif :

  • CDI ou CDI intĂ©rimaire
  • CDD d’une durĂ©e minimale de 6 mois ou un contrat en alternance (contrat de professionnalisation ou d’apprentissage)
  • CDD saisonnier de 4 mois minimum
  • Contrat(s) de mission de 6 mois minimum dans les 9 mois suivant la formation.

🔗 Fiche POEI France Travail

👆 L'Action de Formation En Situation de Travail (#AFEST), un dispositif encore trop peu connu

Chiffres clés de la formation

👆 La mobilisation du Compte Personnel de Formation (#CPF)

1 335 900 formations suivies en 2023 dans le cadre du compte personnel de formation (CPF) contre 1 851 200 en 2022 (DARES - juillet 2024).

Selon une note d'étude de France compétences, 80% des salariés utilisant le Compte Personnel de Formation (CPF) ont au moins un objectif professionnel. 13% visent un objectif strictement personnel et 7% n'ont pas d'objectif clairement défini. France compétences souligne que l'utilisation du CPF par les salariés révÚle leurs aspirations personnelles et/ou professionnelles.

✎Utilisation du CPF pour le permis de conduire

Parmi ceux ayant un objectif clair, prĂšs de la moitiĂ© utilise le CPF pour prĂ©parer le permis de conduire, notamment les jeunes peu diplĂŽmĂ©s. Ceux qui poursuivent des objectifs personnels sont majoritairement inscrits au permis B et aux certifications en langues, souvent les cadres et les seniors. À l'inverse, ceux ayant un objectif professionnel suivent gĂ©nĂ©ralement des formations certifiantes inscrites au RNCP.

✎Soutien aux transitions et reconversions professionnelles

Les salariés ayant un objectif professionnel recours au CPF principalement pour deux raisons majeures de la formation professionnelle : faciliter les transitions et reconversions professionnelles sur le marché de l'emploi et encourager les évolutions internes à l'entreprise.

✎SurreprĂ©sentation des femmes en milieu de carriĂšre

Un quart des salariés utilisant le CPF pour un but professionnel se reconvertissent. Les femmes en milieu de carriÚre, diplÎmées et employées ou issues de professions intermédiaires y sont surreprésentées. Les hommes, souvent en début ou en seconde moitié de carriÚre, visent plus les évolutions professionnelles, surtout dans des secteurs moins stables.

✎Changement d'employeur envisagĂ©

Environ un salarié sur dix utilisant le CPF souhaite échanger avec ses pairs sur leur activité professionnelle, souvent dans l'optique de changer d'employeur et d'augmenter leur revenu. Ces salariés sont en général plus jeunes, moins diplÎmés, et occupent souvent des emplois d'ouvrier ou d'employé en CDD.

âœŽïžĂ‰volution interne

Les entreprises s'impliquent davantage lorsque le CPF est utilisĂ© pour une Ă©volution interne, initiant souvent son utilisation. Elles sont moins engagĂ©es dans les formations pour transitions professionnelles, mĂȘme si elles en sont informĂ©es dans 37% des cas. Les salariĂ©s suivent ces formations moins frĂ©quemment sur leur temps de travail. L'implication des entreprises est plus courante dans les grandes entreprises et lorsque la formation est prĂ©sentielle et vise une certification reconnue.

🔗Note d'Ă©tude France CompĂ©tences

👆 Le recours à la formation professionnelle continue en France

✎[DARES] En 2022, en France, 47 % des adultes ayant terminĂ© leur formation initiale dĂ©clarent avoir suivi une formation au cours des douze derniers mois, que ce soit dans un but professionnel ou personnel.

📌Les personnes en emploi se forment davantage (57 %) que celles qui se dĂ©clarent au chĂŽmage (43 %) ou inactives (21 %), essentiellement du fait de la formation Ă  but professionnel. 📌La part des adultes formĂ©s dans un but professionnel se maintient par rapport Ă  2016 pour les personnes en emploi ; elle augmente pour les chĂŽmeurs et les inactifs, dans un contexte de mise en place de mesures en faveur de la formation destinĂ©es Ă  ces publics.

📌L’accĂšs Ă  la formation Ă  but professionnel s’accroĂźt avec le niveau de diplĂŽme ; il est nettement plus frĂ©quent pour les cadres que pour les ouvriers, ainsi que pour les salariĂ©s des grandes entreprises privĂ©es et ceux du secteur public. Les seniors participent moins souvent que les adultes plus jeunes Ă  des formations, en particulier dans un but professionnel. Les rĂ©sidents des DOM et des quartiers prioritaires de la politique de la ville accĂšdent Ă©galement moins souvent Ă  la formation.

 

management

MANAGEMENT

L'évolution des pratiques managériales à l'oeuvre

👆 Les attentes des cadres envers leur manager en 2024

👆 Les nouveaux modes de management et d’organisation, innovation ou effet de mode ?

 

 

collectif

QUALITE DE VIE & DES CONDITIONS DE TRAVAIL

Egalité professionnelle

👆DiversitĂ© vs inclusion ?

✎Quelle est la diffĂ©rence entre diversitĂ© et inclusion ?

📌La diversitĂ© fait rĂ©fĂ©rence Ă  la prĂ©sence de diffĂ©rences au sein des Ă©quipes de travail, que ce soit en termes de genre, d'origine ethnique, de culture, de religion, de gĂ©nĂ©ration, d'orientation sexuelle, de handicap, ou encore de parcours professionnels et Ă©ducatifs. L'idĂ©e est de reconnaĂźtre et valoriser cette pluralitĂ© pour tirer parti des perspectives variĂ©es que cela peut apporter Ă  l'organisation. La diversitĂ© se concentre sur le "qui" compose l'organisation.

📌L'inclusion fait rĂ©fĂ©rence Ă  la pratique consistant Ă  crĂ©er un environnement de travail oĂč chaque employĂ©, quelle que soit son origine ou ses caractĂ©ristiques, se sent acceptĂ©, valorisĂ© et respectĂ©. L'inclusion se concentre sur le "comment" l'organisation intĂšgre ces divers individus et leur permet de s'Ă©panouir pleinement.

✎ Enjeux de la diversitĂ© et de l'inclusion :

📌Innovation et crĂ©ativitĂ© : Les Ă©quipes diversifiĂ©es apportent des perspectives multiples qui stimulent l'innovation. Des Ă©tudes montrent que des groupes hĂ©tĂ©rogĂšnes sont plus crĂ©atifs dans la rĂ©solution de problĂšmes.

📌Attraction et rĂ©tention des talents : Les organisations qui valorisent la diversitĂ© et l'inclusion attirent un plus large Ă©ventail de talents. Les nouvelles gĂ©nĂ©rations, en particulier, sont sensibles Ă  ces enjeux et prĂ©fĂšrent travailler dans des environnements ouverts et inclusifs.

📌Engagement et bien-ĂȘtre des salariĂ©s : Un environnement inclusif oĂč chaque salariĂ© se sent respectĂ© et valorisĂ© favorise un plus fort engagement, une meilleure satisfaction au travail, et une rĂ©tention accrue.

📌RĂ©putation et image de marque : Les organisations qui promeuvent la diversitĂ© et l'inclusion amĂ©liorent leur image auprĂšs des diffĂ©rentes parties prenantes (publics, clients, fournisseurs, ...). Elles sont perçues comme des organisations socialement responsables.

📝 Ainsi, diversitĂ© et inclusion sont complĂ©mentaires : la diversitĂ© est nĂ©cessaire pour garantir une reprĂ©sentation variĂ©e, mais c'est l'inclusion qui garantit que chacun puisse participer pleinement et s’épanouir dans l'organisation.

👆 Les discriminations des seniors dans l'emploi

👆 La situation des personnes en situation de handicap

Organisation du travail

👆 TĂ©lĂ©travail : le grand dilemme

En 2024, environ 47 % des entreprises françaises avaient adopté le télétravail ou un modÚle hybride. La proportion d'entreprises permettant à leurs salariés de télétravailler varie selon la taille de l'entreprise : 62 % des salariés dans les entreprises de plus de 500 salariés en bénéficient, contre 38 % dans celles de 50 à 99 salariés. Environ 33 % des salariés en France pratiquent le télétravail au moins une fois par semaine, et seulement 4 % sont en télétravail complet

✎Attraction et rĂ©tention des talents

Selon une étude de BCG et de l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact), prÚs de 89 % des jeunes talents recherchent des postes offrant des options de travail flexible ou hybride. Le télétravail est devenu un critÚre essentiel pour les candidats lors du choix d'un employeur.

âœŽïžĂ‰quitĂ© et inĂ©galitĂ©s d'accĂšs

Eurofound (Fondation européenne pour l'amélioration des conditions de vie et de travail) a souligné que le télétravail peut accentuer certaines inégalités. Par exemple, les emplois nécessitant une présence physique (industries, services de proximité) ne peuvent pas bénéficier du télétravail, ce qui peut creuser l'écart entre salariés de différents secteurs . De plus, tous les salariés n'ont pas un accÚs égal aux outils numériques et à un espace de travail adéquat à domicile.

Un salarié sur deux est exclu, de par la nature de son emploi, de la possibilité de télétravailler.

✎SantĂ© mentale et bien-ĂȘtre

En date de 2019, une étude de l'Insee et de la Dares sur le télétravail des cadres montre par exemple que les cadres pratiquant le télétravail deux jours ou plus par semaine travaillent en moyenne 43,0 heures par semaine, contre 42,4 heures pour les non-télétravailleurs. Ces télétravailleurs déclarent deux fois plus souvent travailler plus de 50 heures par semaine que les non-télétravailleurs. Leurs horaires sont également plus atypiques (travail aprÚs 20 heures ou le samedi) et moins prévisibles.

✎ Impact environnemental et Ă©conomique

Le tĂ©lĂ©travail rĂ©duit les dĂ©placements domicile-travail, ce qui diminue les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre. Selon un rapport de France StratĂ©gie, un jour de tĂ©lĂ©travail par semaine pourrait rĂ©duire de 10 % les Ă©missions de CO₂ liĂ©es aux transports. Cela a Ă©galement un effet sur les coĂ»ts de structure pour les entreprises, qui peuvent envisager une rĂ©duction des espaces de bureau .

✎Enjeux de sĂ©curitĂ© et de confidentialitĂ©

Avec le tĂ©lĂ©travail, les risques de cybersĂ©curitĂ© augmentent, car les connexions externes au rĂ©seau de l'entreprise peuvent ĂȘtre plus vulnĂ©rables aux attaques. De plus, la gestion des donnĂ©es sensibles Ă  distance nĂ©cessite des protocoles de sĂ©curitĂ© renforcĂ©s, selon un rapport de KPMG en 2024 .

📝Les enjeux du tĂ©lĂ©travail sont donc multiples, affectant Ă  la fois la productivitĂ©, la santĂ© mentale, les inĂ©galitĂ©s sociales, et les modĂšles Ă©conomiques et organisationnels. Ils exigent une approche rĂ©flĂ©chie pour maximiser les avantages tout en attĂ©nuant les risques associĂ©s.

🔗 TĂ©lĂ©travail : un nouveau rapport au travail ?

🔗TELETRAVAIL : EFFETS SUR LA SANTE ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL - Revue de la littĂ©rature - ANSES

🔗Les impacts territoriaux du tĂ©lĂ©travail : angle mort des politiques publiques ? France stratĂ©gie

🔗TĂ©lĂ©travail : Ă©volution des pratiques et conditions de travail - DARES

👆 Rythmes de travail : avantages et inconvĂ©nients de la semaine en 4 jours

👆 Impact de l’intensification et de l’autonomie au travail sur la santĂ© mentale

👆Les effets subjectifs des « nouvelles » organisations du travail

equilibre

SANTE AU TRAVAIL

Enjeux prioritaires en matiÚre de santé au travail

👆 Prise en compte de l'usure professionnelle

L'usure professionnelle représente des défis variés qui touchent à la fois les individus et les organisations.

✎Impact sur la santĂ© des individus

Pour les travailleurs, l’usure professionnelle peut avoir des consĂ©quences graves sur leur santĂ© physique et mentale. Les symptĂŽmes peuvent aller de la fatigue chronique aux troubles psychologiques, affectant la qualitĂ© de vie des employĂ©s.

✎ConsĂ©quences pour les organisations

Du cĂŽtĂ© organisationnel, l’usure professionnelle peut entraĂźner une baisse significative de la performance, de la productivitĂ© et de la qualitĂ© du travail. Elle est Ă©galement liĂ©e Ă  une augmentation de l'absentĂ©isme, du prĂ©sentĂ©isme et du turnover, ce qui peut affecter la dynamique de l'Ă©quipe et la performance globale de l'entreprise.

✎Evolution du rapport au travail

Face au dĂ©fi croissant de l'Ă©puisement professionnel, il est essentiel de repenser notre rapport au travail pour garantir sa viabilitĂ© Ă  long terme. Cela implique non seulement d'Ă©viter les risques d'Ă©puisement physique et mental, mais aussi de crĂ©er des conditions de travail propices au bien-ĂȘtre et Ă  la performance des salariĂ©s tout au long de leur carriĂšre.

✎Multiples angles d'approche

L'usure professionnelle peut ĂȘtre envisagĂ©e sous diffĂ©rents angles :

âšȘRessources Humaines : alignement des objectifs des salariĂ©s avec ceux de l'organisation

âšȘMĂ©dical : suivi et prĂ©vention des problĂšmes de santĂ© liĂ©s au travail

âšȘPsychologique : soutien au bien-ĂȘtre mental des salariĂ©s

âšȘErgonomique : adaptation des postes de travail pour rĂ©duire la fatigue physique

âšȘMaintien en emploi : accompagnement des parcours professionnels

âšȘDiversitĂ©-Inclusion : prise en compte des besoins individuels des salariĂ©s

✎Une problĂ©matique croissante

L'usure professionnelle est un enjeu de plus en plus reconnu dans le monde du travail. Sa progression insidieuse et cumulative la distingue du burn-out. Elle touche tous les salariés et remet en question les politiques des ressources humaines ainsi que les conditions de travail. Pour y remédier, une approche proactive est impérative.

✎Des politiques RH Ă  ajuster

Les politiques RH doivent ĂȘtre rĂ©interrogĂ©es afin que l'usure professionnelle ne soit pas un "dossier Ă  part", mais soit intĂ©grĂ©e dans toutes les rĂ©flexions relatives Ă  la conception et Ă  l'organisation du travail.

✎Importance de la formation continue

La formation continue joue un rÎle clé en permettant aux salariés de s'adapter aux évolutions de leur métier, réduisant ainsi les risques d'usure professionnelle.

✎Gestion Ă©quilibrĂ©e des performances

Une gestion équilibrée des performances et du temps de travail, notamment à travers des modalités flexibles, est également essentielle pour prévenir l'épuisement.

💡La prĂ©vention de l'usure professionnelle constitue un impĂ©ratif stratĂ©gique. Investir dans la santĂ© des salariĂ©s est indispensable pour maintenir la compĂ©titivitĂ© des organisations dans un environnement de travail en perpĂ©tuelle Ă©volution.

🔗 https://www.anact.fr/kit-lusure-professionnelle-comment-agir-pour-leviter

👆 La santĂ© mentale, Grande cause nationale en 2025

✎ Au -delĂ  de la sphĂšre professionnelle

Le Gouvernement a prĂ©sentĂ© le 11 octobre 2024, les quatre objectifs prioritaires pour promouvoir la santĂ© mentale, Ă©rigĂ©e Grande cause nationale pour l’annĂ©e 2025.

📌Quatre objectifs prioritaires :

  • la dĂ©stigmatisation, afin de changer le regard des Français sur les troubles psychiques et les troubles mentaux,
  • le dĂ©veloppement de la prĂ©vention et du repĂ©rage prĂ©coce, par la sensibilisation et la formation dans toutes les sphĂšres de la sociĂ©tĂ©,
  • l'amĂ©lioration de l'accĂšs aux soins partout sur le territoire français, par la gradation des parcours, le dĂ©veloppement des nouveaux mĂ©tiers de la santĂ© mentale en veillant aux soins des personnes les plus fragiles et prĂ©sentant les troubles les plus complexes.
  • l'accompagnement des personnes concernĂ©es dans toutes les dimensions de leur vie quotidienne, comme la formation, l'emploi, le logement, l'accĂšs aux loisirs, etc.
✎ La porositĂ© entre vie professionnelle et vie personnelle : la santĂ© mentale ne connaĂźt pas les frontiĂšres
Fondation Jean Jaures - Santé mentale
✎ La santĂ© mentale au travail : vue d'ensemble

[OMS] "PrÚs de 60 % de la population mondiale a un emploi (1). Tous les travailleurs ont droit à un cadre de travail sûr et sain. Le travail peut protéger la santé mentale. Un travail décent est propice à une bonne santé mentale car :

  • il fournit un moyen de subsistance ;
  • il donne un but, confiance en soi et un sentiment d’accomplissement ;
  • il permet d’avoir des relations positives et de faire partie d’une communautĂ© ; et
  • il dĂ©finit un cadre structurant, parmi nombre d’autres avantages.

Un travail dĂ©cent peut contribuer au rĂ©tablissement et Ă  l’inclusion des personnes souffrant de problĂšmes de santĂ© mentale, leur donner davantage confiance en elles et amĂ©liorer leur fonctionnement social.

Un cadre de travail sĂ»r et sain n’est pas seulement un droit fondamental, il peut aussi limiter les tensions et les conflits au travail, contribuer Ă  fidĂ©liser le personnel, amĂ©liorer la performance et la productivitĂ©. À l’inverse, l’absence de structures et d’un soutien de qualitĂ© au travail, en particulier pour les personnes souffrant de problĂšmes de santĂ© mentale, peut altĂ©rer la capacitĂ© Ă  apprĂ©cier et Ă  bien faire son travail ; elle peut ĂȘtre cause d’absentĂ©isme et mĂȘme faire obstacle Ă  l’obtention d’un emploi."

✎ Risques pour la santĂ© mentale au travail

[OMS] Les risques pour la santé mentale au travail sont notamment :

  • la sous-utilisation des compĂ©tences ou le fait d’ĂȘtre sous-qualifiĂ© ;
  • une charge de travail ou un rythme de travail excessif, le manque de personnel ;
  • des horaires prolongĂ©s, rigides et incompatibles avec la vie sociale ;
  • le manque d’influence sur la dĂ©finition des tĂąches ou la charge de travail ;
  • des conditions de travail dangereuses ou pĂ©nibles ;
  • une culture organisationnelle qui permet des comportements nĂ©gatifs ;
  • le soutien limitĂ© des collĂšgues ou un encadrement autoritaire ;
  • la violence, le harcĂšlement ou l’intimidation ;
  • la discrimination et l’exclusion ;
  • des fonctions mal dĂ©finies ;
  • une sous-promotion ou une surpromotion ;
  • l’insĂ©curitĂ© de l’emploi, un salaire insuffisant ou un manque d’investissement dans l’organisation des carriĂšres ; et
  • l’incompatibilitĂ© entre les exigences professionnelles et familiales.
✎ Agir pour la santĂ© mentale au travail

Améliorer la santé mentale au travail nécessite une action concertée. Employeurs, pouvoirs publics, organisations syndicales et patronales, ainsi que les acteurs de la santé et sécurité au travail, doivent collaborer pour prévenir les risques psychosociaux, protéger et promouvoir la santé mentale des employés, soutenir ceux confrontés à des problÚmes de santé mentale, et favoriser un environnement de travail favorable au changement. Cette démarche doit impérativement impliquer les travailleurs, leurs représentants et les personnes ayant vécu des problÚmes de santé mentale.

✎ Redonner du pouvoir d'agir pour favoriser la (bonne) santĂ© mentale ?

La santĂ© mentale au travail est un enjeu majeur, impactant Ă  la fois le bien-ĂȘtre des employĂ©s et la performance des entreprises. Au-delĂ  des mesures prĂ©ventives classiques, une approche novatrice gagne du terrain : redonner du pouvoir d'agir aux travailleurs. Cette approche, ancrĂ©e dans les travaux de la clinique du travail, met l'accent sur l'autonomie et la participation active des employĂ©s dans la gestion de leur environnement de travail et de leur propre santĂ© mentale.

📌Traditionnellement, les interventions en santĂ© mentale au travail se focalisent sur l'identification et la rĂ©duction des risques psychosociaux (ce sont d'ailleurs les recommandations de l'OMS). Bien que cruciales, ces approches restent parfois limitĂ©es, car elles placent le travailleur dans une position passive, dĂ©pendant des actions de la direction ou des services de prĂ©vention.

Redonner le pouvoir d'agir, en revanche, place le travailleur au cƓur de la dĂ©marche. Il devient un acteur Ă  part entiĂšre, capable d'influencer son environnement et de participer activement Ă  la rĂ©solution des problĂšmes qui affectent sa santĂ© mentale.

📌Concrùtement, cela se traduit par plusieurs actions :

  • Favoriser la participation et l'expression : mettre en place des canaux de communication efficaces, des groupes de travail inclusifs, et encourager l'expression des besoins et des prĂ©occupations des salariĂ©s.
  • DĂ©velopper les compĂ©tences et l'autonomie : Ă©quiper les travailleurs d'outils et de compĂ©tences leur permettant de mieux gĂ©rer les exigences du travail.
  • Promouvoir l'autonomie et la responsabilisation : donner aux travailleurs une marge de manƓuvre dans l'organisation de leur travail, en favorisant la flexibilitĂ©, l'autonomie dans les tĂąches et la prise de dĂ©cision.
  • CrĂ©er un environnement de travail juste et Ă©quitable : lutter contre les injustices, les discriminations et le harcĂšlement, en mettant en place des politiques claires et des procĂ©dures de signalement efficaces.
  • IntĂ©grer les aspects de la santĂ© mentale dans la culture d'entreprise : faire de la santĂ© (mentale et physique) une prioritĂ©, en la promouvant activement et en la reconnaissant comme un Ă©lĂ©ment essentiel de la performance et du bien-ĂȘtre collectif.

📌Les travaux en cliniques du travail apportent une dimension essentielle Ă  cette approche. L'Ă©coute active, l'analyse des situations individuelles et collectives, et la co-construction de solutions permettent d'identifier les leviers d'action les plus pertinents et d'adapter les interventions aux besoins spĂ©cifiques de chaque situation.

📌Redonner le pouvoir d'agir aux travailleurs n'est pas seulement une question d'Ă©thique, mais aussi de performance. Des salariĂ©s engagĂ©s, autonomes et en bonne santĂ© mentale sont plus productifs, plus crĂ©atifs et plus engagĂ©s envers leur entreprise.

💡L'investissement dans une telle approche est donc un investissement Ă  long terme pour le bien-ĂȘtre des individus et la rĂ©ussite des organisations. Il s'agit d'un changement de paradigme, passant d'une approche paternaliste Ă  une approche collaborative et responsabilisante, au cƓur de laquelle se trouve le bien-ĂȘtre du travailleur.

🔗Etude de la DARES - Impact de l’intensification et de l’autonomie au travail sur la santĂ© mentale

🔗PrĂ©venir la santĂ© mentale au travail, un enjeu majeur de santĂ© publique - Fondation Jean JaurĂšs

🔗Les enjeux psychosociaux liĂ©s au travail. SantĂ© mentale et expĂ©riences du travail, du chĂŽmage et de la prĂ©caritĂ© - RFAS

👆Violences sexistes et sexuelles (#VSS) sous relation d'autoritĂ© : des pratiques persistantes

 

dialogue

DIALOGUE SOCIAL & PROFESSIONNEL

La qualité des relations socioprofessionnelles

👆 Au-delà du dialogue social, l'importance du dialogue professionnel

dialogue professionnel

Contrairement au dialogue social qui se rĂ©fĂšre Ă  la nĂ©gociation entre employeurs et syndicats au niveau de la branche ou de l'entreprise, le "dialogue professionnel" se focalise sur les relations au sein mĂȘme de l'entreprise, entre les managers, les employĂ©s, et parfois, des reprĂ©sentants des travailleurs (mais sans la structure formelle et les enjeux de la nĂ©gociation collective du dialogue social).

💡Son objectif est d’amĂ©liorer la communication, la coopĂ©ration et la rĂ©solution de problĂšmes au quotidien.

🔗 Dialogues social et professionnel : comment les articuler ? - La Fabrique de l'Industrie

🔗 Etude RDS Le dialogue social au service de la qualitĂ© du travail ?

👆 Et si vous Ă©valuiez la qualitĂ© de votre dialogue social ?

Dialogue social dans les petites structures

👆DonnĂ©es sur le dialogue social dans les #TPE

✎Les petites structures, qui comptent moins de 10 salariĂ©s, reprĂ©sentent 18 % de l'emploi dans le secteur privĂ© (non agricole). Elles ne sont pas soumises aux seuils lĂ©gaux exigeant l'Ă©lection de reprĂ©sentants du personnel ou la tenue de nĂ©gociations collectives. Ainsi, le dialogue social y est essentiellement informel.

📌En 2022, 81 % des TPE ayant 2 Ă  9 employĂ©s ont dĂ©clarĂ© avoir mis en place des mesures concernant au moins un des quatre domaines suivants : salaires, emploi, conditions de travail et temps de travail. Cela reprĂ©sente une augmentation d'un point par rapport Ă  2018.

📌 Dans 36 % de ces entreprises, les salariĂ©s participent collectivement aux dĂ©cisions sur au moins un de ces sujets, principalement sur les conditions et le temps de travail, soit une hausse de quatre points par rapport Ă  2018.

📌En 2022, 5 % des TPE avec plusieurs salariĂ©s ont signalĂ© des conflits entre certains employĂ©s et la direction, et 4 % des conflits entre collĂšgues.

📌Enfin, 12 % des TPE Ă  plusieurs salariĂ©s font face Ă  des problĂšmes d'absentĂ©isme de la part de certains employĂ©s.

Source DARES 2024

👆 Le rĂŽle du CSE sur les questions de santĂ©, sĂ©curitĂ© et conditions de travail (#SSCT) et les difficultĂ©s rencontrĂ©es dans les petites structures

Le CSE a un rÎle crucial à jouer sur les questions de santé, de sécurité et conditions de travail (#SSCT) des salariés. Sa mission s'étend à la fois à la prévention des risques professionnels et à l'amélioration des conditions de travail.

đŸ€”Cependant, la mise en Ɠuvre de ces responsabilitĂ©s peut s'avĂ©rer particuliĂšrement complexe pour les petites structures, souvent limitĂ©es en ressources humaines et matĂ©rielles. Autrefois, au sein des #CHSCT, on trouvait des Ă©lus particuliĂšrement intĂ©ressĂ©s (et formĂ©s) par les questions de santĂ©. La fusion des instances, ayant abouti au CSE sous sa forme actuelle, induit que les Ă©lus doivent ĂȘtre compĂ©tents (au-delĂ  du mĂ©tier exercĂ©) sur tout un ensemble de sujets pour lesquels une formation (obligatoire) de quelques jours ne suffit pas.

CSE INRS

💡L'#INRS met à la disposition de nombreuses ressources gratuites et plutît bien conçues pour aider les membres du CSE.

✎ProcĂ©der Ă  l’analyse des risques professionnels
INRS analyse des risques professionnels
✎Participer Ă  l’analyse des accidents du travail
INRS analyse de accidents
✎RĂ©aliser une inspection
INRS inspection
✎Avoir recours Ă  un expert
INRS recours expert
✎Informer et sensibiliser les salariĂ©s
INRS information sensibilisation salariés

🔗Brochure INRS sur le CSE

🔗Kit ANACT Faire du comitĂ© social et Ă©conomique un levier d'amĂ©lioration des conditions de travail

👆 Les petites structures ont plus de mal Ă  intĂ©grer la nĂ©gociation dans leurs pratiques