Qu’est-ce qu’une addiction ? Quels sont les facteurs de risque ?

Qu’est-ce qu’une addiction ? Quels sont les facteurs de risque ?

Selon l’INRS, « L’addiction est synonyme de dépendance : désir puissant et permanent de continuer une consommation malgré toutes les complications existantes. »

💡 Selon l’INSERM, « le diagnostic de l’addiction (ou dépendance) repose sur des critères bien définis, fixés par des instances internationales de santé mentale et répertoriés dans un manuel, le Diagnostic and Statistical manual of Mental disorders (DSM), dont la cinquième édition date de 2013. Parmi ces critères, on trouve la perte de contrôle de soi, l’interférence de la consommation sur les activités scolaires ou professionnelles, ou encore la poursuite de la consommation malgré la prise de conscience des troubles qu’elle engendre".

Les critères caractéristiques de l'addiction

Un sujet est considéré comme souffrant d’une addiction quand il présente ou a présenté, au cours des 12 derniers mois, au moins deux des onze critères suivants:

addiction
  1. Besoin impérieux et irrépressible de consommer la substance ou de jouer (craving)
  2. Perte de contrôle sur la quantité et le temps dédié à la prise de substance ou au jeu
  3. Beaucoup de temps consacré à la recherche de substances ou au jeu
  4. Augmentation de la tolérance au produit addictif
  5. Présence d’un syndrome de sevrage, c’est-à-dire de l’ensemble des symptômes provoqués par l’arrêt brutal de la consommation ou du jeu
  6. Incapacité de remplir des obligations importantes
  7. Usage même lorsqu'il y a un risque physique
  8. Problèmes personnels ou sociaux
  9. Désir ou effort s persistants pour diminuer les doses ou l’activité
  10. Activités réduites au profit de la consommation ou du jeu
  11. Poursuite de la consommation malgré les dégâts physiques ou psychologiques

L’addiction est qualifiée de faible si 2 à 3 critères sont satisfaits, modérée pour 4 à 5 critères et sévère pour 6 critères et plus.

« L’installation d’une addiction implique au moins trois mécaniques :

  1. une augmentation de la motivation à consommer la drogue (recherche de plaisir),
  2. un état émotionnel négatif (recherche d’un soulagement),
  3. une diminution de la capacité à se contrôler (perte de contrôle de la consommation). »

Quels sont les facteurs de risques de l'addiction ?

chute

Comme le rapportent L. Karila et M. Reynaud, « les pratiques addictives résultent de l’interaction de facteurs liés au(x) produit(s) consommé(s) (substance psychoactive ou autre), de facteurs personnels et de facteurs liés à l’environnement dans lequel évolue l’individu. »

La première des substances psychoactives posant problème en termes de sécurité est l’alcool.

💢Selon une étude de l’INSERM, les circonstances professionnelles favorisant la consommation d’alcool au travail sont :

  • le stress au travail,
  • les exigences liées aux postes de sécurité,
  • certains rythmes de travail dont le travail posté,
  • les activités répétitives,
  • les habitudes de consommation dans l’entreprise (la non-consommation est parfois une cause d’exclusion),
  • les pots en entreprise et les repas d’affaires.

💢 Par ailleurs, il ressort que certaines contraintes de travail augmentent la consommation d’alcool :

  • travail en plein air (plus de la moitié du temps de travail),
  • travail dans une posture pénible ou fatigante,
  • exposition à des secousses ou des vibrations,
  • port de charges lourdes,
  • déplacements longs, fatigants ou rapides.

Comment l'employeur peut agir pour préserver la santé des salariés ?

⚠️ L'employeur doit veiller à la santé et à la sécurité de ses travailleurs en mettant en place des actions de prévention, d'information et de formation. Il doit également évaluer les risques professionnels sur chaque poste de travail. Ces risques sont consignés dans un document. En cas de non-respect de cette obligation, sa responsabilité civile et/ou pénale peut être engagée.

Par qu'on ne peut évaluer que ce qu'on connaît, il est important que les parties prenantes au sein d'une organisation disposent d'un socle de connaissances partagé sur les risques professionnels. Cela permettra par la suite de construire une culture de la prévention partagée et dynamique, tout en respectant les obligations légales.

Les Risques psychosociaux sont parfois difficiles à appréhender pour les employeurs.

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Cela couvre environ 170 branches professionnelles.

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Ces référencements permettent aux TPE-PME (et aux associations) de bénéficier de prises en charge financières des accompagnements RH.

Pourquoi je n’augmenterai pas mes tarifs en 2024

Pourquoi je n’augmenterai pas mes tarifs en 2024

Ahhhh, la question des tarifs ...

Quand on créé son activité, elle occupe beaucoup l'esprit voire elle perturbe, car elle vient titiller des choses beaucoup plus profondes que la simple rationalité économique 📊

étonnement

Lorsque j'étais DRH salariée, j'étais souvent effarée par les tarifs des prestataires externes qui nous accompagnaient. Mon élément de comparaison était le coût jour d'un salarié, en plus sans vraiment prendre en considération tous les coûts indirects. Je me disais, ils et elles doivent vivre comme des nababs 👑😆

Comprendre ce qui se cache derrière un coût jour
rh in situ

Lorsque j'ai créé RH IN SITU en 2017, au sein de la Coopérative d'Activités et d'Entrepreneur.e.s (CAE) Elycoop, j'ai été accompagnée sur la construction d'un modèle économique pour mon activité (🙏🏻 Elycoop).

elycoop

Déjà, il faut savoir qu'au sein d'une CAE, on a (à terme) le statut d'Entrepreneur.e Salarié.e Associé.e (ESA), qui est un statut très particulier défini par le Titre III du Code du Travail.

Les ESA bénéficient de la protection sociale comme n'importe quel.le salarié.e.

La différence ? c'est que les cotisations salariales ET patronales sont couvertes par le chiffre d'affaires qu'ils.elles génèrent. Autre spécificité (du moins dans certaines CAE), les ESA doivent provisionner pour pouvoir financer la rupture de leur contrat si leur activité n'est plus viable ou s'ils.elles souhaitent quitter la coopérative. C'est tout à fait logique, dans le cas contraire, cela reviendrait à faire payer les ruptures conventionnelles par le collectif (= les autres entrepreneur.e.s).

question

Pourquoi choisir ce modèle d'ESA en CAE (maintenant que vous êtes familèr.e des acronymes) ? Parce que :

  • j'avais toujours été salariée, et que j'étais attachée à la protection sociale que permet ce statut
  • j'ai toujours su que je ne voudrai pas créer une entreprise et embaucher des personnes
  • je voulais être indépendante mais pas précaire
  • j'avais besoin d'un accompagnement sur les questions comptables
  • j'avais envie de faire partie d'un collectif (choisi 😁)
compréhension

Au-delà, des spécificités de ce statut, le travail sur le modèle économique m'a fait prendre conscience que mon chiffre d'affaires devait couvrir :

  • les temps non rémunérés et pourtant indispensables au développement de mon activité (communication, réseautage, création d'outils, rdv prospects, construction de propositions, ...)
  • les temps non rémunérés et les coûts liés au développement de mes compétences (veille juridique et thématique, formations, ...)
  • les frais générés par mon activité (équipement informatique, documentation, entretien du vélo 🚲, contribution coopérative ...)
  • les temps non rémunérés indispensables à ma survie (récupérations, congés)
  • les aléas (et si je ne trouvais plus de missions 😱)

Une fois intégrés ces éléments rationnels, il a fallu composer avec le fait que :

  • si je n'avais pas pour ambition de devenir riche, je ne voulais pas non plus être indépendante pour avoir moins de revenus qu'en étant salariée
  • j'avais conscience de mes compétences et de ma valeur ajoutée, et qu'il n'y avait pas de raisons que je les sous-estime

. . . tout en réalisant que, désormais, c'était MOI que je devais vendre 😁

De l'importance d'être à l'aise avec ses tarifs

Au fil du temps, j'ai bâti une grille de tarifs avec laquelle je suis à l'aise, car je la trouve cohérente.

Cohérente à la fois avec tout ce qui est expliqué ci-dessus et cohérente avec mes valeurs.

équipe

J'apprécie le fait de pouvoir accompagner des secteurs d'activité et des typologie de structures très différents, c'est très stimulant pour moi de :

  • passer d'une association de quartier à une PME industrielle,
  • d'interagir avec des animateur.rice.s, des technicien.nes, des ingénieur.e.s, des fonctions supports, ...
  • d'accompagner aussi bien des ouvriers que les membres d'un CODIR ou un.e dirigeant.e

💡 Toutes ces structures n'ont pas les mêmes moyens, certaines sont à but lucratif, d'autres non.

Pour pouvoir travailler avec toute cette diversité, si importante pour moi, il était indispensable que je construise une grille de tarifs différenciés. j'ai (par exemple) des tarifs adaptés aux petites structures de l'ESS.

accompagnement

De la même façon, j'apprécie de pouvoir mobiliser des méthodes d'accompagnement très diverses :

  • missions en temps partagé
  • missions de recrutement avec une offre à tiroir pour répondre aux différents besoins et budgets
  • projets ponctuels
  • Formations
  • Prestations de Conseil en Ressources Humaines (#PCRH) cofinancées par les OPCO des structures et l'Etat
  • . . .

J'ai donc adapté mes tarifs en fonction de nombre de jours que je vends, avec par exemple un coût jour dégressif pour les missions en temps partagé, et en fonction des cofinancements possibles.

En conclusion

Certes, je suis impactée comme chacun.e par l'inflation. Mais mon organisation actuelle permet d'en contenir au maximum les impacts (pas de salarié.e.s, pas de location de locaux, réalisation de l'ensemble des déplacements à vélo, ...).

Le budget consacré à un accompagnement externe représente souvent déjà un investissement important pour les petites structures.

Rester accessible à tous types de structures étant ma priorité, non, je n'augmenterai pas mes tarifs en 2024.

Système d’Observation sur les Femmes et d’Information sur l’Emploi (SOFIE)

Système d’Observation sur les Femmes et d’Information sur l’Emploi (SOFIE)

Connaissez-vous le Système d'Observation sur les Femmes et d'Informations sur l'Emploi SOFIE ?

anct logo

Cet outil de l’Observatoire des territoires de l’Agence Nationale de la Cohésion et des Territoires (ANCT) permet de d’effectuer un diagnostic local de l’emploi des femmes dans les territoires : conditions d’emploi et insertion professionnelle des femmes, inégalités femmes-hommes et freins potentiels.

Gratuit et accessible à tous, Sofie 2.0 sensibilise les acteurs locaux à la dimension territoriale de l’emploi des femmes et aide à la mise en place de politiques locales ad hoc.

Cet outil permet de comprendre notamment où se situent les inégalités sur chaque territoire, au travers de différents indicateurs :

  • Inactivité
  • Chômage
  • Temps partiel
  • Contrats précaires
  • Jeunes non insérés
  • Familles monoparentales
  • Familles nombreuses
  • Non mixité de l'offre d'emploi
  • Non mixité de l'offre de formation en 1ère
  • Femmes non diplômées
  • Accueil des jeunes enfants
  • Éloignement de l'école
  • Trajet domicile-travail des femmes

métropole de lyon logo

Qu'en est-il de la situation sur l'emploi des femmes dans la Métropole de Lyon ?

Carte sur les inégalités femmes-hommes dans la Métropole de Lyon

métropole de lyon

Analyse de la situation (proposée par le site)

"Un accès à l'emploi des femmes globalement comparable à la situation nationale

Les inégalités entre les femmes et les hommes en matière d'accès à l'emploi et de conditions de travail dans le territoire sélectionné sont plutôt contenues dans le territoire sélectionné relativement à ce qu'on observe dans l'ensemble du pays."

RESSOURCES

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