Pourquoi le codev devrait être l’outil préféré des managers ?

Pourquoi le codev devrait être l’outil préféré des managers ?

Vous avez l’impression de « pédaler dans la semoule » face à une situation complexe ? Vous vous sentez seul pour prendre certaines décisions stratégiques ou humaines ? Et si la solution ne venait pas d’un expert, mais de vos pairs ? 🤔

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Le Codev en bref : 2h30 pour changer de perspective

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Pour un dirigeant de petite structure, le temps est la ressource la plus rare. Le codéveloppement n'est pas une "réunion de plus", c'est un investissement de haute rentabilité.

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Quels problèmes peut-on résoudre ?

En séance, nous traitons vos « 3P » (Projet, Préoccupation, Problème). Par exemple :

🟢 Projet : « Je souhaite réorganiser mes équipes pour gagner en agilité, par où commencer ? »

🟢 Préoccupation : « J'ai un collaborateur brillant mais dont le comportement pèse sur l'ambiance, comment agir ? »

🟢 Problème : « Je n'arrive plus à déléguer et je frôle l'épuisement, comment retrouver du souffle ? »

Les 3 bénéfices immédiats pour vous

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✅ Sortir la tête du guidon : 2h30 pour prendre du recul sur votre quotidien.

✅ L'intelligence collective : Bénéficier de l'expérience de 5 à 8 autres dirigeants qui ont vécu (ou vivent) les mêmes défis.

✅ Un plan d'action concret : Vous ne repartez pas avec des théories, mais avec des pistes d'actions testées et validées par le groupe.

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Une école de management appliquée : muscler vos compétences

Le codéveloppement est bien plus qu'une simple méthode de résolution de problèmes ; c'est un laboratoire de leadership. En participant, vous développez naturellement des compétences clés (soft skills) immédiatement transférables dans votre structure :

▶️L'art du questionnement : Vous apprenez à poser des questions qui font réfléchir plutôt que de donner des solutions "prêtes à consommer". C'est le pilier du management délégatif.

▶️L'écoute active et l'empathie : Vous apprenez à écouter pour comprendre, et non pour répondre. Cela change radicalement la qualité du dialogue social avec vos collaborateurs.

▶️Le feedback constructif : On y apprend à dire les choses avec authenticité et bienveillance, une compétence cruciale pour assainir les relations de travail.

▶️La pensée systémique : Vous apprenez à regarder "la forêt plutôt que l'arbre". Au lieu de chercher un coupable, vous comprenez comment les interactions entre les personnes créent les situations.

💡 La force de la transférabilité : Pourquoi le problème de l'autre est aussi le vôtre ?

C’est le "miracle" du Codev : on apprend par résonance. Lorsque vous aidez un pair sur une problématique, cela fait inévitablement écho à vos propres angles morts. En cherchant des solutions pour lui, vous débloquez souvent vos propres situations. De plus, le groupe devient un espace de partage de ressources (outils, astuces, réseaux) que vous pouvez utiliser dès le lendemain.

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Fondements et méthodes

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Le codéveloppement professionnel et managérial est une approche québécoise née dans les années 80 (fondée par A. Payette et C. Champagne). Contrairement à une formation classique où un expert "sachant" transmet son savoir, ici, on apprend par l'action et par les pairs.

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Les concepts clés vulgarisés

🧩L’approche systémique (Palo Alto) : On ne regarde pas seulement l'individu, mais toutes les interactions autour de lui. Cela permet de comprendre comment vos réactions influencent celles de vos équipes, et d'agir sur les bons leviers.

🧩L’apprentissage par l’action (Action Learning) : On part du principe que la pratique crée un savoir que la théorie ne peut pas produire. On apprend en faisant, en se trompant et en ajustant.

🧩La posture de "Manager-Coach" : En participant, vous apprenez à écouter sans juger, à poser les bonnes questions plutôt qu'à donner des solutions toutes faites. C'est une compétence que vous ramenez directement dans votre entreprise.

Les 3 rôles : un entraînement intensif aux postures de leadership

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Dans une séance de codéveloppement, on ne vient pas simplement "discuter". On occupe tour à tour trois rôles précis qui sont de véritables laboratoires pour vos compétences managériales :

Le Client (celui qui apporte sa situation)

C'est votre tour de passer sur "le gril" (avec bienveillance !).

📍L'apprentissage : Vous apprenez à synthétiser une situation complexe, à accepter de ne pas avoir toutes les réponses et à recevoir de l'aide sans vous sentir jugé. C'est l'exercice ultime du "lâcher-prise" pour un dirigeant.

Les Consultants (les pairs qui aident)

C’est ici que se produit un apprentissage souvent sous-estimé. En tant que consultant, vous ne donnez pas d'ordres, vous proposez des pistes.

📍L'apprentissage : Vous développez votre écoute active et votre capacité à poser des questions puissantes (au lieu de donner des solutions immédiates). Vous apprenez aussi par "miroir" : en aidant un collègue sur sa problématique de délégation, vous progressez souvent sur la vôtre.

Le Facilitateur

C'est mon rôle. Je suis la gardienne du temps, du cadre et de la méthode.

📍L'apprentissage : En observant ma pratique, vous apprenez à réguler un groupe, à gérer les temps de parole et à maintenir un climat de sécurité. Des compétences de facilitation que vous pourrez infuser dans vos propres réunions d'équipe.

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Les étapes

Pour que la magie de l'intelligence collective opère, nous suivons un protocole strict en 7 étapes, garant de l'efficacité du temps passé :

0 - Exposé : Le "Client" expose sa situation.

1 - Clarification : Les "Consultants" posent des questions pour comprendre (sans conseiller).

2 - Contrat : On définit ce que le Client attend du groupe.

3 - Consultation : Le groupe partage des expériences, des idées, des ressentis.

4 - Synthèse : Le Client choisit les solutions qui lui parlent.

5 - Plan d'action : Formulation des prochaines étapes concrètes.

6 - Apprentissages : Qu'est-ce que chacun (y compris les consultants) a appris aujourd'hui ?

Les 4 piliers de la réussite (cadre de confiance)

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🟩 Confidentialité absolue : Ce qui se dit dans le groupe reste dans le groupe.

🟩Bienveillance : On juge l'action, jamais la personne.

🟩Parler vrai : L'authenticité est le moteur du changement.

🟩Autonomie : Le groupe propose, le client reste seul maître de ses décisions.

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Conclusion

L'efficacité du codéveloppement repose sur la qualité de la facilitation.

Mon rôle est de m'assurer que le groupe ne dévie pas vers une simple discussion de café, mais reste un outil de transformation puissant.

⏺️ Groupes de 4 à 8 participants

⏺️ Séances régulières sur une période significative (pour créer une réelle solidarité).

⏺️Impact direct sur la santé au travail et la robustesse de votre structure

Prêt à rompre l'isolement et à booster vos pratiques managériales ? Discutons ensemble de vos besoins pour intégrer un futur groupe ou créer un collectif au sein de votre réseau 🚀

Un diagnostic RH à 360° pour sécuriser vos pratiques

Un diagnostic RH à 360° pour sécuriser vos pratiques

Pourquoi un diagnostic ?

👤💰Pour vendre plus de temps ? 🙅‍♀️

👤💰Pour trouver plein de problèmes et proposer des services complémentaires ? 🙅‍♀️

🔍 Pour être sûre de ne pas passer à côté DU problème ? 👍

Et oui, je propose de réaliser un diagnostic RH à 360° parce que mes interlocuteur.rice.s ne sont pas des spécialistes des questions RH et du droit du travail (sinon ils ne feraient pas appel à une ressource externe).

🍎⬇️😵‍💫🤔📝Quand on n'est pas spécialiste d'un sujet, il n'est pas évident de formuler correctement la problématique. Non pas parce qu'on est incompétent, mais tout simplement parce qu'on n'a pas les connaissances nécessaires pour identifier le problème.

🏄 Très souvent, les petites et moyennes organisations dans lesquelles j'interviens ne maîtrisent que très "superficiellement" le droit du travail.

🤔 Comment est-ce possible me direz-vous ?

Parce que ce sont avant tout des spécialistes de leur coeur d'activité et que la taille et les moyens de la structure ne permettent pas d'avoir des compétences RH en interne ni même, parfois, d'avoir recours à des conseils juridiques externes.

Les dirigeants (et les structures et donc les salariés) prennent des risques (juridiques, financiers, administratifs, ...) sans même en avoir conscience.

Mon rôle, c'est donc de les aider à :

1️⃣ acquérir une vision globale et détaillée de la situation

2️⃣ comprendre les enjeux

3️⃣ avoir une vision claire de ce qu'il faut faire pour éliminer ou atténuer chaque risque

Bref, les professionnaliser sur le sujet pour qu'ils deviennent autonomes et n'aient plus besoin de moi !

Ma petite RSE à moi

Ma petite RSE à moi

Mais, la RSE c'est quoi au fait ?

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L'acronyme signifie Responsabilité Sociétale des Entreprises, on l'appelle aussi Responsabilité Sociale des Entreprises ou plus largement Responsabilité Sociétale/Sociale des Organisations (RSO).

Elle est définie par la commission européenne comme "l'intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes".

Dit autrement, il s'agit de la contributions des entreprises / organisations aux enjeux du Développement Durable.

En bref, l'objectif est d'avoir un impact positif sur la société tout en étant viable économiquement.

Qui est concerné par la RSE ?

La RSE, ça ne concerne que les "grosses boîtes". 👎

🛑FAUX !

Toutes les structures, quels que soient leurs statuts, tailles ou moyens peuvent agir.

Seules les entreprises cotées en bourse et les entreprises au chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros ou de plus de 500 employés ont l'obligation de rendre des comptes sur leurs impacts sociaux et environnementaux via du reporting.

Je ne cesse de répéter aux petites et moyennes structures que j'accompagne qu'elles doivent s'y mettre, que c'est un élément "différenciant" et en passe de devenir déterminant.

Surtout qu'à défaut d'avoir les équipes marketing pour les valoriser ... les petites et moyennes structures font très souvent déjà beaucoup de choses qui relèvent de la RSE, sans même en avoir conscience.

La RSE, pour quoi faire ?

objectif

Dans un rapport d'octobre 2019, le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), liste différents types d'enjeux :

  • des enjeux politiques et éthiques
  • des enjeux économiques et financiers
  • des enjeux sociaux
  • des enjeux environnementaux
  • des enjeux sociétaux

"Il s’agit de définir un développement soutenable, inclusif, égalitaire et économe des ressources limitées de la planète. Il n’y aura pas de progrès social sans une économie saine ; il n’y aura pas d’économie du tout sur une planète morte ; il n’y aura pas de transition écologique sans progrès social et réduction des inégalités. Jusqu’à aujourd’hui, le champ économique a toujours prévalu sur les 2 autres piliers du développement durable. L’enjeu des transitions est bien de changer de paradigme pour résoudre les crises majeures qui sont devant nous et trouver un réel équilibre entre ces trois piliers. La RSO est un excellent outil pour y parvenir."

Comment faire pour agir concrètement en matière de RSE ?

solutions

Le rapport énumère les multiples moyens de prendre en compte la RSO dans la vie de l'organisation :

  • amélioration de la gestion des risques (humains, environnementaux, ...),
  • diminution des impacts environnementaux négatifs ou augmentation des positifs,
  • politique d'achat responsable,
  • adhésion à une association d'entreprises responsables
  • . . .

Parmi les actions "structurantes" :

  • formation de la gouvernance sur les sujets RSO
  • intégration de critères RSO dans la part variable de la rémunération des dirigeants, voire des salariés
  • mise en place d'instances de dialogue donneurs d'ordre / sous-traitants
  • mise en place d'une comptabilité élargie aux enjeux sociaux et sociétaux (comptabilité CARE)
  • . . .

Les engagements peuvent se concrétiser par des actes tangibles en matière de gouvernance, de rémunération, d'outils de gestion, ...

La politique RSE/O et les actions qui en découlent impactent toutes les parties prenantes, et notamment les salariés qui doivent être associés aux différentes étapes (définition, conduite, évaluation). Une bonne opportunité de redonner du sens à l'action et de les rendre fiers de la structure pour laquelle ils travaillent.

Quelques exemples d'actions RSE ?

idées
RSE/O & Environnement
  • Passer à un fournisseur d’énergies renouvelables
  • Mettre en place un plan de déplacement d’entreprise
  • Établir un plan de réduction des déchets
  • Penser au recyclage
  • Réduire votre consommation de papier
  • Évaluer vos consommations d’énergie / d'eau
  • Optimiser sa consommation d’énergie grâce à un plan de réduction du gaspillage énergétique
  • Mieux gérer la température de vos infrastructures
  • . . .
RSE/O & RH
  • S’assurer de respecter les règles de base de la santé et de l’hygiène au travail
  • Respecter le droit du travail
  • Proposer du télétravail (dans de bonnes conditions)
  • Promouvoir l’égalité hommes-femmes dans la structure
  • Promouvoir la diversité dans vos équipes (et développer des pratiques inclusives)
  • Promouvoir des formes de management plus démocratiques
  • . . .
RSE/O & pratiques sociétales
  • Établir des règles pour les achats responsables
  • Participer au développement économique local en choisissant des partenaires locaux
  • Favoriser les circuits courts
  • Interagir avec l’économie sociale et solidaire
  • Rédiger une charte éthique
  • Évaluer et agir sur votre empreinte économique locale
  • . . .

Attention ce ne sont que des exemples !

Pour avoir du sens, les actions doivent s'inscrire dans une démarche globale, en concertation avec les parties prenantes.

Quelques exemples de "bénéfices" liés à la RSE ?

engrenage
  • Faciliter le recrutement en améliorant son attractivité
  • Motiver ses collaborateurs autour d’un projet positif et améliorer sa marque employeur
  • Garantir la santé, la sécurité et le bien-être au travail
  • Améliorer les relations avec ses partenaires (fournisseurs, prestataires, etc.)
  • Se différencier dans son positionnement lors de réponse à des marchés publics
  • Attirer des investisseurs / des mécènes
  • Agir pour le bien sociétal
  • Réduire son impact sur l’environnement
  • Favoriser l’innovation (en recherchant des solutions pour faire "autrement")
  • Améliorer sa "notoriété"
  • Être en phase avec les attentes de ses clients / son public / ses usagers
  • Justifier le bien-fondé de ses activités
  • . . .

Vous avez dit performance ?

RSE et performance
RSE et performance

Une étude de France Stratégie fait même ressortir un gain de performance de 13%, pas mal non ?

Quel est le cadre réglementaire de la RSE ?

La Norme ISO 26000

Il existe une norme ISO (ISO 26000) qui définit le périmètre de la RSE au travers de 7 thématiques :

RSE
La Loi PACTE du 22/05/2019

Le Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises (PACTE) permet de redéfinir la raison d’être des entreprises et de renforcer la prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux liés à leur activité.

La Loi vient ainsi modifié certains articles du Code Civil pour :

  • intégrer la notion jurisprudentielle "d'intérêt social"
  • affirmer la nécessité pour les entreprises de prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux inhérents à leur activité
  • reconnaître la possibilité aux entreprises qui le souhaitent de se doter d’une raison d’être dans leurs statuts (= projet de long terme dans lequel s’inscrit l’objet social de l’entreprise).

La Loi a également créé le statut "d'entreprise à mission", qui se caractérise par 2 éléments :

  • une raison d'être : "constituée des principes dont la société se dote et pour le respect desquels elle entend affecter des moyens dans la réalisation de son activité. Elle explicite l’identité et la vocation de l’entreprise et éclaire son passé et son futur » (article 1835 du Code Civil
  • des objectifs associés

Pour autant, il est possible de développer des actions RSE/O sans s'inscrire spécifiquement dans un cadre réglementaire, souvent trop contraignant pour les petites structures.

RESSOURCES

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Stress : les éléments clés à connaître

Stress : les éléments clés à connaître

Comment cerner le stress ?

« Un état de stress survient quand il y a un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face ».

L’INRS détaille le syndrome général d’adaptation qui permet de décrire les mécanismes physiologiques du stress en trois phases :

stress

o PHASE 1 - « l’alarme. L’organisme se prépare au combat ou à la fuite. Dès sa confrontation à une situation évaluée comme stressante, l'organisme réagit immédiatement en libérant des catécholamines (hormones produites par la glande médullo-surrénale, dont l’adrénaline). Celles-ci augmentent la fréquence cardiaque, la tension artérielle, les niveaux de vigilance, la température corporelle… Ces modifications ont pour but de préparer l'organisme à réagir en amenant l’oxygène aux organes qui vont être sollicités.

o PHASE 2 - Si la situation persiste, l’organisme entre en phase de résistance. Peu de temps après la première phase, de nouvelles hormones, les glucocorticoïdes, sont sécrétées (par la glande corticosurrénale). Ces hormones augmentent le taux de sucre dans le sang pour apporter l'énergie nécessaire aux muscles, au cœur et au cerveau et y maintenir un niveau constant de glucose. L’organisme se prépare aux dépenses énergétiques que nécessite la réponse à la situation stressante. La sécrétion des glucocorticoïdes est autorégulée : des récepteurs du système nerveux central détectent les quantités libérées dans le sang et adaptent leur production.

o PHASE 3 - Si la situation stressante se prolonge ou s'intensifie, l’organisme entre en phase d’épuisement. Dans cette situation, les capacités de l’organisme sont débordées. L’autorégulation des glucocorticoïdes devient inefficiente. L'organisme est submergé d'hormones activatrices qui, si les tentatives de modification de la situation se révèlent inopérantes, peuvent devenir délétères pour la santé. »

Quels sont les facteurs de risques du stress ?

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Les grandes « familles » de facteurs de stress retenues dans le rapport LACHMANN :

o « la fréquence accrue des réorganisations, restructurations et changements de périmètre des entreprises, qui impactent tout ou partie de l’organisation et modifient parfois brutalement les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur activité ;

o la peur du chômage et l’incertitude sur l’avenir, qui génèrent chez les salariés un sentiment d’insécurité et les rendent plus démunis face aux difficultés rencontrées sur le lieu de travail ;

o l’accélération et l’augmentation des exigences des clients dans une économie fortement tertiarisée depuis trente ans, marquée par de nouveaux modes de services (call centers, guichets, caissières…) ;

o l’utilisation parfois à mauvais escient des nouvelles technologies, qui « cannibalise » les relations humaines : elle fragilise la frontière entre vie privée et vie professionnelle, dépersonnalise la relation de travail au profit d’échanges virtuels et accélère le rapport au temps de travail – introduisant une confusion entre ce qui est urgent et ce qui est important. En une génération, on est passé d’un collectif de travail physiquement réuni à une communauté d’individus connectés mais isolés et éloignés les uns des autres ;

o le développement de nouvelles formes de taylorisme dans le domaine tertiaire. Caractérisées par la standardisation et la parcellisation des tâches et des relations, elles peuvent faire perdre le sens du travail. Lorsque les méthodes de management incitent simultanément à la prise d’initiative, les salariés se trouvent en situation d’injonction paradoxale. Les process doivent rester un moyen : ils ne règlent pas les enjeux humains, qui se jouent dans la proximité du management ;

o l’intériorisation par le management de la financiarisation accrue de l’économie. Elle fait de la performance financière la seule échelle de valeur dans les comportements managériaux et dans la mesure de la performance, sans prise en compte suffisante de la performance sociale ;

o la mondialisation, conjuguée avec une centralisation des organisations, qui éloigne les salariés des centres de décision, décrédibilise le management de proximité et crée un sentiment d’impuissance collective et individuelle ;

o le développement des organisations matricielles et du reporting permanent, ainsi que certains comportements managériaux, qui contribuent au sentiment de perte d’autonomie, d’efficacité et d’utilité des équipes ;

o les difficultés dans les relations de travail, au sein d’une équipe ou avec le supérieur hiérarchique, notamment lorsque l’isolement réduit les occasions d’échange ou d’écoute;

o les contraintes de transport, notamment dans les grandes agglomérations ou dans les zones géographiques mal desservies, qui créent de nouvelles tensions – surtout lorsqu’elles se cumulent avec des questions d’organisation personnelle qui pèsent particulièrement sur les femmes (modes de garde des enfants etc.) ;

o l’augmentation des attentes en matière de lien social vis-à-vis des entreprises, avec la diminution des autres formes de lien social (famille, école, cité, églises…), qui devient critique lorsque difficultés personnelles et professionnelles se cumulent."

Si ce petit tour d'horizon vous a permis de mieux cerner cette notion, sachez que d'autres articles sur la question des Risques Psychosociaux vont suivre.

Comment agir contre le stress ?

L'employeur doit veiller à la santé et à la sécurité de ses travailleurs en mettant en place des actions de prévention, d'information et de formation. Il doit également évaluer les risques professionnels sur chaque poste de travail. Ces risques sont consignés dans un document. En cas de non-respect de cette obligation, sa responsabilité civile et/ou pénale peut être engagée.

Par qu'on ne peut évaluer que ce qu'on connaît, il est important que les parties prenantes au sein d'une organisation disposent d'un socle de connaissances partagé sur les risques professionnels. Cela permettra par la suite de construire une culture de la prévention partagée et dynamique, tout en respectant les obligations légales.

Les Risques psychosociaux sont parfois difficiles à appréhender pour les employeurs.

Comment aborder la question du handicap en entretien d’embauche ?

Comment aborder la question du handicap en entretien d’embauche ?

Handicap, de quoi parle-t-on ?

Selon la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : « est handicapée toute personne dont l’intégrité physique ou mentale est passagèrement ou définitivement diminuée, soit congénitalement, soit sous l’effet de l’âge ou d’un accident, en sorte que son autonomie, son aptitude à fréquenter l’école ou à occuper un emploi s’en trouvent compromises »

Les différents types de handicaps
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Les chiffres clés "handicap et emploi"
chiffres clés 2022 AGEFIPH

Handicap, comment l'aborder en entretien d'embauche côté candidat ?

La recherche d'un emploi peut s'avérer particulièrement ardue pour les personnes en situation de handicap. En plus des difficultés inhérentes à l'insertion professionnelle, il faut également composer avec la question de la divulgation de son handicap, un sujet délicat qui soulève des enjeux de confidentialité et de craintes de la discrimination.

Cet article a pour objectif de vous guider dans la démarche d'aborder le handicap lors d'un entretien d'embauche, en veillant à la fois à la transparence vis-à-vis de votre potentiel employeur et au respect de votre vie privée.

Quand et comment parler de votre handicap ?
entretien recrutement

Il n'y a pas de règle absolue quant au moment idéal pour évoquer votre handicap en entretien. L'essentiel est de le faire de manière opportune et stratégique.

  • Evitez d'en parler dès le début de l'entretien, lorsque l'employeur se forge une première impression de vous. Attendez plutôt d'avoir eu l'occasion de démontrer vos compétences et votre motivation pour le poste.
  • Le bon moment peut survenir lorsque l'employeur vous questionne sur vos expériences ou vos points forts. Vous pouvez alors naturellement intégrer votre handicap dans votre récit, en mettant l'accent sur les atouts qu'il vous a apporté dans votre parcours professionnel et personnel.
  • Si votre handicap nécessite des aménagements spécifiques, il est important d'en parler dès que possible afin que l'employeur puisse prendre les dispositions nécessaires. Tout en évoquant les solutions existantes (prises en charge financières, accompagnements, ...).
Que dire et que ne pas dire ?
hésitation
  • Lorsqu'il s'agit d'aborder votre handicap en entretien, la concision et la positivité sont des maîtres-mots.
  • Concentrez-vous sur les aspects de votre handicap qui sont pertinents pour le poste. Expliquez comment vos compétences et votre vécu liés au handicap peuvent être un atout pour la structure..
  • Evitez de vous appesantir sur les détails médicaux de votre situation. L'employeur n'a pas besoin de connaître tous les aspects de votre condition.
  • Soyez proactif et proposez des solutions quant aux aménagements éventuels dont vous pourriez avoir besoin. Cela démontre votre autonomie et votre capacité à trouver des solutions concrètes.
Respecter votre vie privée et vos droits

Il est important de garder à l'esprit que vous n'avez aucune obligation de divulguer votre handicap lors d'un entretien d'embauche. Vous êtes libre de choisir le moment et la manière de le faire, ou même de ne pas en parler du tout, si vous estimez que cela n'est pas pertinent pour le poste.

  • N'acceptez jamais de répondre à des questions discriminatoires sur votre état de santé ou vos capacités.
  • Vous avez le droit de refuser de répondre à toute question qui vous met mal à l'aise.
  • Si vous faites état de votre handicap, assurez-vous que c'est dans un cadre confidentiel. Vous pouvez demander à ce que la discussion se déroule en dehors de la présence d'autres personnes.
  • N'hésitez pas à vous renseigner sur les procédures et les politiques de l'entreprise en matière de handicap. Cela vous permettra de savoir quels sont vos droits et quelles sont les ressources à votre disposition.
En synthèse
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Aborder le handicap en entretien d'embauche peut être une épreuve délicate, mais il est important de se rappeler que vous n'êtes pas seul. De nombreux organismes et associations peuvent vous accompagner et vous conseiller dans cette démarche. En adoptant une attitude ouverte, positive et proactive, vous maximiserez vos chances de décrocher le poste que vous méritez, tout en préservant votre vie privée et vos droits.

En suivant ces conseils et en vous appuyant sur les ressources disponibles, vous serez en mesure d'aborder la question du handicap en entretien d'embauche avec confiance et sérénité, ouvrant ainsi la voie à une carrière professionnelle épanouissante.

Handicap, comment l'aborder en entretien d'embauche côté recruteur ?

recrutement

En tant que recruteur, vous avez la responsabilité de mener des entretiens d'embauche équitables et non discriminatoires, en veillant à offrir les mêmes chances à tous les candidats, quelle que soit leur situation. Aborder la question du handicap peut s'avérer délicat, mais il est crucial de le faire de manière respectueuse et professionnelle, en préservant la confidentialité des informations relatives à la santé et en garantissant l'égalité des chances. Voici quelques conseils de base :

  • Créer un environnement d'entretien inclusif : dès le départ, mettez tout en œuvre pour créer un environnement d'entretien accueillant et inclusif.
  • Favoriser une communication ouverte et bienveillante : adoptez une posture ouverte et encourageante lors de l'entretien. N'hésitez pas à poser des questions ouvertes sur le handicap du candidat, mais toujours en lien avec le poste et les capacités requises. L'objectif est d'évaluer les compétences et l'expérience du candidat, et non de porter un jugement sur son état de santé.
  • Respecter la confidentialité des données de santé : il est important de rappeler que vous n'avez pas le droit de demander au candidat des informations médicales détaillées ou des documents relatifs à son handicap.
  • Concentrez-vous uniquement sur les éléments pertinents pour l'appréciation des aptitudes professionnelles du candidat et les éventuels aménagements nécessaires à son poste.
  • Mettre l'accent sur les compétences et les atouts du candidat : l'évaluation du candidat doit se baser uniquement sur ses qualifications, ses compétences et son expérience, sans prendre en compte son handicap. Valorisez les atouts et les qualités que le candidat peut apporter à la structure, en démontrant votre ouverture d'esprit et votre engagement en faveur de la diversité.
  • Proposer des solutions d'aménagement sur mesure : si le candidat évoque des besoins spécifiques liés à son handicap, faites preuve d'ouverture et d'écoute attentive. Discutez ensemble des solutions d'aménagement possibles, en tenant compte des besoins du candidat et des contraintes de la structure. N'hésitez pas à solliciter l'expertise de référents en matière de handicap ou de structures spécifiques si nécessaire.

En synthèse

synthèse

En adoptant une approche inclusive et respectueuse lors des entretiens d'embauche, vous contribuez à créer un environnement de travail diversifié et performant, où chacun a la possibilité de s'épanouir et de valoriser ses compétences.

N'oubliez pas que le handicap ne doit jamais être un frein à l'embauche, mais plutôt une source d'enrichissement pour l'entreprise.

Conclusion

diversité

Adopter des pratiques de recrutement inclusives ne se résume pas uniquement à une question de responsabilité sociale et d'éthique. Il s'agit d'une stratégie bénéfique pour les organisations à plusieurs niveaux :

1. Accès à un vivier de talents plus large et diversifié : en élargissant le champ de recherche des candidats et en s'ouvrant à des profils plus variés, les organisations inclusives ont accès à un vivier de talents plus riche et plus diversifié. Elles peuvent ainsi identifier des compétences et des perspectives nouvelles, susceptibles de stimuler l'innovation et la créativité.

2. Renforcement de la performance et de la productivité : des études ont démontré que les organisations inclusives affichent une meilleure performance financière et une plus grande productivité. Cela s'explique par la diversité des points de vue et des approches, qui favorise la prise de décision plus éclairée et la résolution de problèmes plus efficace.

3. Amélioration de l'image et de la réputation de l'entreprise : les organisations qui adoptent des pratiques inclusives et s'engagent en faveur de la diversité sont perçues comme plus progressistes et plus responsables. Cela renforce leur image de marque et attire les meilleurs talents.

4. Renforcement de la culture d'entreprise et du sentiment d'appartenance : promouvoir l'inclusion au sein de l'organisation favorise un climat de travail plus positif et plus collaboratif, où chacun se sent valorisé et respecté. Cela renforce le sentiment d'appartenance des employés et contribue à leur engagement et à leur motivation.

5. Réduction du turnover et des coûts de recrutement : les employés qui se sentent inclus et valorisés sont plus susceptibles de rester au sein de l'organisation, ce qui réduit le turnover et les coûts associés au recrutement et à la formation de nouveaux collaborateurs.

6. Adaptation à un marché du travail en constante évolution : dans un monde de plus en plus globalisé et connecté, les organisations doivent impérativement s'adapter à la diversité des cultures et des profils. Les pratiques de recrutement inclusives permettent de mieux comprendre et répondre aux besoins d'un marché du travail en constante évolution.

succès

En conclusion, mettre en œuvre des pratiques de recrutement inclusives n'est pas seulement un impératif moral, mais aussi une stratégie intelligente qui permet aux organisations de prospérer à long terme.

RESSOURCES

fleche