La transformation numérique dans les petites structures : enjeux, exemples et méthodologies pour réussir

La transformation numérique dans les petites structures : enjeux, exemples et méthodologies pour réussir

La transformation numérique est aujourd’hui au cœur des stratégies de toutes les organisations, quelle que soit leur taille. Pourtant, pour les petites structures — petites associations, TPE-PME — cette mutation représente un défi de taille. Disposer de moyens humains et financiers limités ne doit pas empêcher d’aborder cette réalité avec méthode et réflexion.

👉Dans cet article, nous proposons d’explorer ensemble les enjeux majeurs liés à la digitalisation, d’illustrer ces réalités par des exemples concrets adaptés aux petites structures, et enfin de présenter une démarche d’accompagnement inspirée des travaux de l’ANACT (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) et de la Clinique des usages (Marc-Éric Bolibier Chaumont).

💡Objectif : faire de la transformation numérique un levier de progrès humain, organisationnel et économique.

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Enjeux de la digitalisation et des transformations numériques dans le monde professionnel

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Bonhomme bois organisation

Enjeux humains et organisationnels

La digitalisation modifie en profondeur les conditions de travail. Les modes opératoires évoluent, les rythmes peuvent s’accélérer, et de nouvelles tâches ou procédures s’imposent. Ces changements peuvent engendrer des risques psychosociaux, tels que le stress, une surcharge cognitive ou encore un isolement accru.

💡L’ANACT insiste sur la nécessité d’évaluer ces impacts par des approches d’expérimentation et de simulation, afin d’anticiper au mieux les effets potentiels. Il ne s’agit pas de rejeter la technologie, mais d’en comprendre les conséquences concrètes sur les conditions et la qualité du travail.

Dans les petites structures, souvent dépourvues de ressources humaines spécialisées, l’adaptation des compétences est cruciale. L’introduction d’outils numériques requiert un plan de formation adapté, progressif et centré sur le travail réel, pour éviter les frustrations ou l’abandon des dispositifs.

La participation des salariés est également fondamentale. La transformation numérique ne doit pas être imposée d’en haut, mais co-construite avec les équipes. Cette approche, centrale dans la clinique des usages, favorise l’acceptation des outils, réduit la résistance et valorise la parole des usagers, qui sont souvent les premiers concernés par ces changements.

Un exemple parlant : le manager de proximité qui, habitué à réguler par le dialogue informel, se voit confier un logiciel de suivi rigide. Son rôle, son identité professionnelle sont bouleversés, ce qui peut générer frustration et rejet de l’outil.

💡Comprendre ces dynamiques humaines est un préalable indispensable pour réussir la transformation.

Enjeux techniques et méthodologiques

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Sur le plan technique, l’ANACT recommande la simulation et l’expérimentation : tester les nouveaux outils en conditions réelles avant de les généraliser permet d’identifier les risques, mais aussi les opportunités d’amélioration.

Une vision pluridisciplinaire — ergonomie, sociologie, psychologie du travail, expertise technique — est nécessaire pour appréhender l’ensemble des dimensions de la transformation numérique.

Pour les petites structures, plusieurs contraintes spécifiques doivent être prises en compte : ressources humaines et financières limitées, (en fonction des secteurs) un faible niveau de digitalisation, nécessité de simplicité des dispositifs, importance du rôle des managers de proximité et de la communication de proximité.

💡Les solutions adaptées sont souvent modulaires, évolutives, et favorisent la co-construction avec les utilisateurs afin d’assurer une adoption réussie.

Cubes bois objectif

Enjeux stratégiques et de gouvernance

💡Au-delà des aspects opérationnels, la transformation numérique doit s’inscrire dans une logique stratégique globale. Elle doit être alignée avec les objectifs sociaux et environnementaux, notamment l’amélioration des conditions de travail et la robustesse.

⚠️Le pilotage doit être participatif et itératif, incluant phases de mesure, d’ajustements, de formation, et de communication.

Enfin, le respect des valeurs éthiques — protection des données personnelles, transparence des algorithmes, respect de la vie privée — doit constituer un socle incontournable.

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Pourquoi un bon outil ne suffit pas : le concept d’acceptation située

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L’outil au service du métier, pas l’inverse

Un logiciel ou un outil numérique n’est jamais neutre. Il porte toujours une vision implicite du métier et des relations humaines. Si un outil ne correspond pas à la réalité vécue sur le terrain, il crée un conflit entre « l’activité réelle » et « l’outil imposé », source d’incompréhensions et de rejet.

Par exemple, un logiciel de gestion très rigide peut transformer la mission d’un salarié de « conseiller le client » en « remplisseur de cases », ce qui affecte son image de soi et sa fierté professionnelle.

De même, un GPS imposé sans concertation peut être perçu comme un dispositif de contrôle et de défiance, plutôt que comme un levier d’efficacité.

Travailler les situations conflictuelles autour de l’outil numérique

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Pour dépasser ces tensions, plusieurs approches sont recommandées :

  • 📍Identifier le non-dit de l’outil : dialoguer avec les salariés pour savoir « ce que pense le logiciel de leur travail ». Ces échanges révèlent souvent des ressentis forts (« le logiciel me voit comme une machine », « il doute de ma bonne foi »).
  • 📍Redéfinir la finalité d’usage : co-construire avec l’équipe une nouvelle manière d’utiliser l’outil qui soutienne réellement le travail et protège, par exemple, le salarié.
  • 📍Ajuster l’outil au métier : simplifier les interfaces, supprimer les étapes inutiles, redonner du temps à la relation humaine et à l’expertise.

🔗Pour approfondir les questions autour de l'analyse du travail, je vou sinvite à lire l'article "Analyser le travail et mieux comprendre les réalités professionnelles : un enjeu clé pour les dirigeants et managers"

Erreur

Dysfonctionnements et vulnérabilité au travail

Un autre point important est l’impact des dysfonctionnements techniques : les bugs ne sont pas de simples « irritants ». Ils peuvent mettre en « panne » le professionnel, le rendant incapable d’accomplir ses tâches, ce qui crée stress et frustration.

💡Si l'outil doit être accepté pour faire sens, il doit aussi être soutenable pour ne pas épuiser le collectif sur le long terme

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Le défi de la soutenabilité numérique : maintenir l’humain dans la durée

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Numérique

L’impact du numérique sur l’effort et l’attention

L’accumulation des tâches liées à la gestion des outils numériques (mails, CRM, coordination) peut devenir une source de fatigue importante. Ce travail, souvent invisible dans les rapports de production, est pourtant essentiel.

💡Si le management ne prend pas en compte cet investissement réel, les salariés risquent l’épuisement, avec des conséquences sur la santé et la qualité du travail.

L’IA : alliée ou menace ?

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L’intelligence artificielle peut être une alliée précieuse pour décharger les tâches à faible valeur ajoutée (synthèse de notes, planification).

Par exemple, un manager peut gagner du temps grâce à l’IA pour se concentrer sur l’essentiel : l’écoute, le dialogue et l’accompagnement humain.

⚠️Mais elle ne doit pas devenir une « boîte noire » opaque, prenant des décisions sans explications, au risque de renforcer la dépossession des salariés et du management.

💡Une fois ces enjeux compris, comment passer concrètement de l'intention à l'action ? C'est ici que les méthodes de l'ANACT deviennent essentielles.

🔗Pour approfondir la question de l'impact de l'IA sur le travail, je vous invite à lire l'article "Intelligence artificielle et travail : vers une cohabitation entre humain et machine"

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Méthodologie d’accompagnement des transformations numériques dans les petites structures

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Pour réussir la transformation numérique, adopter une démarche méthodique, progressive et participative est indispensable. Voici, étape par étape, cette méthodologie, enrichie d’exemples adaptés aux réalités des petites structures.

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Diagnostic participatif et exploratoire

La première étape consiste à comprendre la réalité du travail avec les outils numériques actuels — leurs points positifs, mais aussi les freins et obstacles rencontrés. Cela se fait par l’observation in situ, des entretiens individuels et collectifs, et le recueil des perceptions et attentes des salariés.

Exemple : Une TPE constate que son logiciel de facturation est source de frustrations, car trop rigide. Un diagnostic mené avec les salariés révèle des doublons de saisie et des étapes inutiles, qui leur font perdre du temps et de la motivation.

Simulation et expérimentation

Test

Plutôt que de déployer un outil « sur catalogue » sans retour, il s’agit de créer des prototypes ou pilotes, et de les tester dans des « scénarios de travail » proches de la réalité. L’objectif ? Identifier concrètement où l’outil aide, bloque ou crée des effets non anticipés.

Exemple : Une association locale met en place un outil collaboratif en mode pilote auprès d’une équipe réduite. Cette expérimentation permet de détecter rapidement des problèmes d’ergonomie et des incompréhensions sur les fonctionnalités, réorientant la formation.

Evaluation

Évaluation embarquée

Tout au long de l’expérimentation, il est essentiel de suivre en continu les usages, la charge mentale, ainsi que les retours qualitatifs des utilisateurs. Cette évaluation « embarquée » permet d’ajuster immédiatement le paramétrage et les processus.

Exemple : Dans une PME de services, l’automatisation partielle des relances clients a été expérimentée. Des tests ergonomiques et des interviews ont permis d’adapter le niveau d’automatisation : trop poussé, il nuisait à la relation humaine.

Co-construction et formation

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Ces phases s’accompagnent d’ateliers collaboratifs réunissant salariés, managers et experts, pour que chacun puisse partager son expérience et contribuer à affiner les outils et usages. La formation est alors ciblée, concrète et proche des situations du quotidien.

Exemple : La TPE testée précédemment organise des sessions de formation en petits groupes, intégrant directement les retours utilisateurs pour ajuster les contenus.

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Suivi post-déploiement

Après déploiement, il convient de mettre en place des indicateurs pour surveiller la qualité de vie au travail, et d’instaurer des groupes de parole et d’écoute pour continuer à ajuster la transformation numérique dans la durée.

Approche réflexive

Ampoule flèche

Enfin, pour que la transformation soit maîtrisée, le collectif de travail doit être encouragé à exprimer les difficultés rencontrées et les adaptations inventées, afin de nourrir une dynamique positive et durable.

🔗Pour approfondir la question de l'accompagnement du changement, je vous invite à lire l'article "Transformer l’organisation : pour une approche du changement par le travail réel"

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Conclusion

La transformation numérique n’est pas une simple modernisation technologique. C’est une transformation profonde du travail, qui touche les conditions d’exercice, l’identité professionnelle, les relations humaines et les pratiques organisationnelles.

Pour les petites structures, décrocher un succès durable ne se joue pas uniquement sur la technologie adoptée, mais sur la démarche méthodique, participative et humaine qui accompagne sa mise en œuvre.


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Pourquoi est-ce important de former les managers de proximité au droit du travail ?

Pourquoi est-ce important de former les managers de proximité au droit du travail ?

Dans le paysage complexe des relations de travail, les managers de proximité occupent une position centrale. Véritables courroies de transmission entre la Direction et les salariés, ils sont amenés à prendre des décisions quotidiennes qui impactent directement les conditions de travail des salariés, et qui engagent donc in fine la responsabilité employeur.

Pour autant, rares sont ceux qui disposent des connaissances juridiques suffisantes leur permettant de comprendre les enjeux ou impacts de leurs décisions.

Cela est d'autant plus exacerbé lorsqu'il n'y a pas, au sein de la structure, de fonction Ressources Humaines pour construire un cadre clair, fournir des outils et des repères aux managers. Ce qui est souvent le cas dans les plus petites structures.

Pourquoi former les managers de proximité au droit du travail ?

management

Même s'ils ne disposent ni du pouvoir de direction, ni parfois de délégation de pouvoir, les managers de proximité jouent un rôle crucial dans la qualité de la relation, tant humaine que contractuelle, entre la structure et les salariés. Au-delà de leur mission d'organiser le travail et de veiller aux conditions de travail (sans toujours savoir ce que cela recouvre vraiment), les managers sont souvent les premiers interlocuteurs des salariés pour expliquer les règles, répondre aux différentes questions, trouver des solutions aux problématiques rencontrées, . . .

équipe

Or peu de managers connaissent les différentes obligations de l'employeur, induites notamment par le lien de subordination. Souvent, lors des ateliers que j'anime, je constate que les managers ont quelques connaissances sur les questions relatives au temps de travail (sans disposer pour autant de tous les repères), très peu de connaissances sur les obligations employeur en matière de santé et de sécurité ou sur le dialogue social. Ils connaissent rarement les principes fondamentaux découlant du bloc de constitutionnalité, pourtant utiles pour s'assurer que leurs pratiques managériales les respectent à toutes les étapes de la vie du contrat . . .

Quel intérêt, pour la structure, de former les managers de proximité au droit du travail ?

droit

Disposer d'une connaissance minimale en droit du travail est indispensable pour :

  • 📜 Comprendre, appliquer et faire appliquer les règles relatives au contrat de travail : cela inclut notamment les droits et obligations découlant du contrat de travail, la modification des conditions de travail ou du contrat et la rupture du contrat
  • 🕰️ Gérer le temps de travail : les managers doivent être en mesure de respecter l'ensemble des règles relatives au temps de travail (durée légale, heures supplémentaires / complémentaires, amplitudes maximales, repos minimal, ...) et aux congés payés
  • ☠️ Veiller à la santé et à la sécurité des salariés : cela implique notamment d'être en capacité d'évaluer les risques professionnels (ou d'y contribuer efficacement), de mettre en place des mesures de prévention pour protéger la santé physique et mentale des salariés
  • 🕊️Prévenir les litiges : en comprenant les règles du jeu, les managers peuvent éviter de prendre des décisions qui pourraient conduire à des conflits avec les salariés ou à des sanctions de la part de l'inspection du travail
  • 🧰Améliorer la gestion des ressources humaines : des connaissances en droit du travail facilitent la compréhension de certains processus RH et donc la capacité à les expliquer, à les faire respecter voire à les faire évoluer
  • 🤝Développer la confiance : les salariés qui peuvent s'en remettre à leur manager pour le respect de leurs droits auront naturellement davantage confiance dans ses propos et décisions
  • 🪷Favoriser un climat social apaisé : lorsque les règles du droit du travail sont connues et respectées, les relations sont justes et équitables, ce qui réduit le risque de tensions ou de conflits internes

↪️En résumé, outiller les managers en droit du travail permet :

  • d'améliorer les conditions de travail et la santé des salariés
  • de sécuriser les relations de travail et prévenir les contentieux 
  • de gérer plus efficacement les différentes situations rencontrées
  • de renforcer la confiance et le dialogue social  

Comment former les managers de proximité au droit du travail ?

Modalités de formation

🧭 Il existe plusieurs modalités de formation, avec chacune leurs avantages et inconvénients :

  • 📌la formation inter-entreprises : est intéressante pour, au-delà des apports pédagogiques, pouvoir échanger avec des pairs qui évoluent dans d'autres organisations. Par contre, le contenu ne pourra pas être sur-mesure.

Il est facile de trouver des formations standardisées (ex. droit des contrats, dialogue social, ...) dispensées par les grands organismes de formation. En tant que RH, j'en ai suivi certaines et cela m'a bien aidée. Cependant, d'une part, le coût est élevé et, d'autre part, j'ai parfois ressenti de la frustration de ne pas pouvoir précisément identifier comment je pouvais mettre en place telle ou telle chose dans ma structure, en raison de telle ou telle spécificité.

  • 📌la formation intra-entreprise : est intéressante pour créer, au sein de la structure, une communauté de managers disposant d'un socle de connaissances commun et harmoniser les pratiques managériales.

Un parcours de modules sur-mesure, adaptés précisément aux besoins de la structure et des managers me semble plus pertinent dans ce contexte : comprendre les règles de droit est essentiel, mais comprendre aussi ce qui est lié à sa convention collective et/ou aux accords et/ou aux usages en interne l'est tout autant. Par ailleurs, les besoins ne seront pas les mêmes s'il y a une fonction RH en interne ou pas, le curseur ne sera pas positionné au même endroit.

  • 📌l'auto-formation : est intéressante pour les personnes qui sont familières des formations en distanciel et suffisamment autonomes pour s'y tenir dans la durée. Il existe de nombreux MOOC (voir le post au sujet des MOOC) très bien conçus qui traitent du droit du travail ou de sujets spécifiques (santé et sécurité par exemple). Beaucoup sont gratuits, certains sont même certifiants.

C'est un très bon outil qui vient amorcer ou compléter un parcours de formation.

Contenu de formation

🏗️ J'ai construis des modules de formation au fil des demandes spécifiques que m'adressaient les structures accompagnées. Aujourd'hui, avec l'expérience, je pense qu'il est essentiel d'intégrer a minima les thématiques suivantes dans un parcours de formation :

  • L'environnement juridique du travail
  • La relation contractuelle
  • Le temps de travail et les congés
  • Le cadre de la santé et sécurité au travail

Par la suite, les évolutions tant législatives que conventionnelles nécessiteront sans doute des actualisations de connaissances, mais elles seront davantage susceptibles d'être comprises et intégrées. Il revient à la structure de mettre en place une veille adaptée pour les repérer et en informer les managers.

🚀 Une fois les bases en droit du travail intégrées, il peut être intéressant d'outiller les managers sur d'autres thématiques (en fonction des priorités ou problématiques de la structure) : le recrutement, l'intégration, la qualité de vie et des conditions de travail, le dialogue social et professionnel, les entretiens, . . . Toutes ces thématiques ont des connexions avec le droit du travail, dont il faut maîtriser les bases pour en tirer pleinement profit.

En conclusion

De mon point de vue, il est crucial que les managers de proximité disposent d'un socle de connaissances relatifs à l'environnement juridique du travail. Pour autant, soyons clairs, l'objectif n'est pas de transformer les managers en juristes ! Juste de les équiper pour qu'ils développent les bons réflexes🚨.

💡Par ailleurs, si peu de managers sautent spontanément de joie à l'idée de se former sur ces sujets (mais il y en a !), tous reconnaissent à l'issue que c'est indispensable et que ces apports leur auraient été fort utiles dès leur prise de poste.

💯Former les managers de proximité au droit du travail est certes un investissement, mais qui présente des bénéfices importants pour les individus comme pour le collectif.

RESSOURCES

Pourquoi le codev devrait être l’outil préféré des managers ?

Pourquoi le codev devrait être l’outil préféré des managers ?

Vous avez l’impression de « pédaler dans la semoule » face à une situation complexe ? Vous vous sentez seul pour prendre certaines décisions stratégiques ou humaines ? Et si la solution ne venait pas d’un expert, mais de vos pairs ? 🤔

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Le Codev en bref : 2h30 pour changer de perspective

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Pour un dirigeant de petite structure, le temps est la ressource la plus rare. Le codéveloppement n'est pas une "réunion de plus", c'est un investissement de haute rentabilité.

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Quels problèmes peut-on résoudre ?

En séance, nous traitons vos « 3P » (Projet, Préoccupation, Problème). Par exemple :

🟢 Projet : « Je souhaite réorganiser mes équipes pour gagner en agilité, par où commencer ? »

🟢 Préoccupation : « J'ai un collaborateur brillant mais dont le comportement pèse sur l'ambiance, comment agir ? »

🟢 Problème : « Je n'arrive plus à déléguer et je frôle l'épuisement, comment retrouver du souffle ? »

Les 3 bénéfices immédiats pour vous

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✅ Sortir la tête du guidon : 2h30 pour prendre du recul sur votre quotidien.

✅ L'intelligence collective : Bénéficier de l'expérience de 5 à 8 autres dirigeants qui ont vécu (ou vivent) les mêmes défis.

✅ Un plan d'action concret : Vous ne repartez pas avec des théories, mais avec des pistes d'actions testées et validées par le groupe.

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Une école de management appliquée : muscler vos compétences

Le codéveloppement est bien plus qu'une simple méthode de résolution de problèmes ; c'est un laboratoire de leadership. En participant, vous développez naturellement des compétences clés (soft skills) immédiatement transférables dans votre structure :

▶️L'art du questionnement : Vous apprenez à poser des questions qui font réfléchir plutôt que de donner des solutions "prêtes à consommer". C'est le pilier du management délégatif.

▶️L'écoute active et l'empathie : Vous apprenez à écouter pour comprendre, et non pour répondre. Cela change radicalement la qualité du dialogue social avec vos collaborateurs.

▶️Le feedback constructif : On y apprend à dire les choses avec authenticité et bienveillance, une compétence cruciale pour assainir les relations de travail.

▶️La pensée systémique : Vous apprenez à regarder "la forêt plutôt que l'arbre". Au lieu de chercher un coupable, vous comprenez comment les interactions entre les personnes créent les situations.

💡 La force de la transférabilité : Pourquoi le problème de l'autre est aussi le vôtre ?

C’est le "miracle" du Codev : on apprend par résonance. Lorsque vous aidez un pair sur une problématique, cela fait inévitablement écho à vos propres angles morts. En cherchant des solutions pour lui, vous débloquez souvent vos propres situations. De plus, le groupe devient un espace de partage de ressources (outils, astuces, réseaux) que vous pouvez utiliser dès le lendemain.

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Fondements et méthodes

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Le codéveloppement professionnel et managérial est une approche québécoise née dans les années 80 (fondée par A. Payette et C. Champagne). Contrairement à une formation classique où un expert "sachant" transmet son savoir, ici, on apprend par l'action et par les pairs.

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Les concepts clés vulgarisés

🧩L’approche systémique (Palo Alto) : On ne regarde pas seulement l'individu, mais toutes les interactions autour de lui. Cela permet de comprendre comment vos réactions influencent celles de vos équipes, et d'agir sur les bons leviers.

🧩L’apprentissage par l’action (Action Learning) : On part du principe que la pratique crée un savoir que la théorie ne peut pas produire. On apprend en faisant, en se trompant et en ajustant.

🧩La posture de "Manager-Coach" : En participant, vous apprenez à écouter sans juger, à poser les bonnes questions plutôt qu'à donner des solutions toutes faites. C'est une compétence que vous ramenez directement dans votre entreprise.

Les 3 rôles : un entraînement intensif aux postures de leadership

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Dans une séance de codéveloppement, on ne vient pas simplement "discuter". On occupe tour à tour trois rôles précis qui sont de véritables laboratoires pour vos compétences managériales :

Le Client (celui qui apporte sa situation)

C'est votre tour de passer sur "le gril" (avec bienveillance !).

📍L'apprentissage : Vous apprenez à synthétiser une situation complexe, à accepter de ne pas avoir toutes les réponses et à recevoir de l'aide sans vous sentir jugé. C'est l'exercice ultime du "lâcher-prise" pour un dirigeant.

Les Consultants (les pairs qui aident)

C’est ici que se produit un apprentissage souvent sous-estimé. En tant que consultant, vous ne donnez pas d'ordres, vous proposez des pistes.

📍L'apprentissage : Vous développez votre écoute active et votre capacité à poser des questions puissantes (au lieu de donner des solutions immédiates). Vous apprenez aussi par "miroir" : en aidant un collègue sur sa problématique de délégation, vous progressez souvent sur la vôtre.

Le Facilitateur

C'est mon rôle. Je suis la gardienne du temps, du cadre et de la méthode.

📍L'apprentissage : En observant ma pratique, vous apprenez à réguler un groupe, à gérer les temps de parole et à maintenir un climat de sécurité. Des compétences de facilitation que vous pourrez infuser dans vos propres réunions d'équipe.

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Les étapes

Pour que la magie de l'intelligence collective opère, nous suivons un protocole strict en 7 étapes, garant de l'efficacité du temps passé :

0 - Exposé : Le "Client" expose sa situation.

1 - Clarification : Les "Consultants" posent des questions pour comprendre (sans conseiller).

2 - Contrat : On définit ce que le Client attend du groupe.

3 - Consultation : Le groupe partage des expériences, des idées, des ressentis.

4 - Synthèse : Le Client choisit les solutions qui lui parlent.

5 - Plan d'action : Formulation des prochaines étapes concrètes.

6 - Apprentissages : Qu'est-ce que chacun (y compris les consultants) a appris aujourd'hui ?

Les 4 piliers de la réussite (cadre de confiance)

main coeur accord

🟩 Confidentialité absolue : Ce qui se dit dans le groupe reste dans le groupe.

🟩Bienveillance : On juge l'action, jamais la personne.

🟩Parler vrai : L'authenticité est le moteur du changement.

🟩Autonomie : Le groupe propose, le client reste seul maître de ses décisions.

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Conclusion

L'efficacité du codéveloppement repose sur la qualité de la facilitation.

Mon rôle est de m'assurer que le groupe ne dévie pas vers une simple discussion de café, mais reste un outil de transformation puissant.

⏺️ Groupes de 4 à 8 participants

⏺️ Séances régulières sur une période significative (pour créer une réelle solidarité).

⏺️Impact direct sur la santé au travail et la robustesse de votre structure

Prêt à rompre l'isolement et à booster vos pratiques managériales ? Discutons ensemble de vos besoins pour intégrer un futur groupe ou créer un collectif au sein de votre réseau 🚀

Tour d’horizon des MOOC à ne pas rater (et comment utiliser les MOOC au mieux)

Tour d’horizon des MOOC à ne pas rater (et comment utiliser les MOOC au mieux)

Tout d'abord, qu'est-ce qu'un MOOC ?

Les Massive Open Online Course (MOOC) sont des formations à distance capables d'accueillir un grand nombre de participants. Il existe différentes plateformes les recensant :

FUN MOOC

Ces formations sont gratuites, certaines sont certifiantes (dans ce cas les certificats peuvent être payants).

Comment procéder ? C'est très simple, vous faites votre sélection à partir d'un catalogue thématique et vous vous inscrivez.

Chaque MOOC est constitué de différents modules, avec une progression pédagogique et dans une temporalité (ils sont ouverts plusieurs semaines, certains ouvrent chaque année, d'autres une seule fois).

Beaucoup de grandes écoles ont mis en place des MOOC et le contenu est globalement très qualitatif.

Quelle est l'utilité des MOOC ?

Au niveau individuel
compétences

Pour ma part, je suis plusieurs MOOC par an, dans un objectif d'actualisation et de développement de mes compétences. C'est de l'auto-formation, que je mobilise en fonction des MOOC ouverts et/ou de mes sujets du moment 🌱

Au niveau d'une entreprise
apprendre

📢A titre professionnel, lorsque j'accompagne une structure sur la question des compétences (entretiens professionnels, gestion des compétences, cartographie des compétences, plan de développement des compétences, ...), je recommande systématiquement d'intégrer les MOOC dans l'offre de formation. Bien sûr, cela implique de faire un travail de recherche préalable des MOOC adaptés à l'activité de la structure et de sensibiliser les salariés sur l'intérêt de ce format.

⚖️Depuis la LOI POUR LA LIBERTÉ DE CHOISIR SON AVENIR PROFESSIONNEL de 2018, chaque personne est (censée) être (de plus en plus) autonome pour développer ses compétences et maintenir son employabilité tout au long de son parcours professionnel (d'où le compte personnel de formation et autres dispositifs allant dans ce sens). L'approche par la compétence (et son développement) est donc essentielle. Mais les salariés (et encore certains employeurs) y sont peu préparés.

💡Les structures peuvent inciter leurs salariés à suivre des MOOC par exemple en les autorisant à le faire sur leur temps de travail. L'avantage ? Elles n'ont pas les frais pédagogiques à prendre en charge et leurs salariés développent des compétences.

Les MOOC ne doivent en aucun cas être l'unique voie de formation, ils sont un outil parmi d'autres. Et, de mon point de vue, ils méritent d'être davantage mobilisés 🏋️‍♀️

Les MOOC du moment à ne pas rater pour les dirigeants, managers et RH

Vous retrouverez bien entendu mes thématiques d'intervention : #droit du travail #management #Gestion Ressources Humaines #management des compétences #santé au travail #bien-être au travail ....

Management