Le diagnostic RH : voir clair avant d’agir

    Le diagnostic RH : voir clair avant d’agir

    ▶️ Série "Pour un accompagnement réussi du diagnostic au plan d'action : guide pour les petites structures " #2

    Quand une petite structure fait appel à un intervenant RH, elle a presque toujours un problème précis en tête : un conflit, un départ, une question de rémunération, une échéance légale. Et presque aussi souvent, ce n'est pas le sujet - non par incompétence du dirigeant, mais parce qu'on ne peut pas nommer correctement un problème dans un domaine qu'on ne maîtrise pas. C'est précisément à cela que sert un diagnostic.

    #1

    L'enjeu d'identifier le vrai problème

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    Le risque de vouloir traiter le symptôme plutôt que la cause

    Les dirigeants de TPE, de PME et d'associations sont d'abord des spécialistes de leur cœur d'activité. Une directrice de structure médico-sociale connaît son secteur, ses financeurs, ses publics. Un artisan connaît son métier. Aucun des deux n'a de "raison" de connaître le droit du travail, l'ingénierie des compétences ou l'évaluation des risques professionnels - trois domaines qui pèsent pourtant directement sur leur responsabilité.

    La conséquence est mécanique : les risques se prennent sans en avoir conscience. Un usage installé depuis dix ans peut être irrégulier. Une pratique de bon sens peut contrevenir à une obligation. Un problème présenté comme relationnel peut être organisationnel, et l'inverse est vrai aussi.

    Ce n'est pas une question d'intelligence ni d'attention. Quand on n'est pas spécialiste d'un sujet, il n'est simplement pas possible de formuler correctement la problématique - parce qu'on ignore ce qu'on ignore.

    💡C'est la raison pour laquelle je commence toujours par un état des lieux d'ensemble plutôt que par le problème énoncé. Non pour allonger la mission ou multiplier les préconisations, mais pour ne pas traiter un symptôme en laissant la cause en place.

    Les 3 situations types issues du terrain :

    • « Nous avons un problème avec un salarié. » - Derrière la relation dégradée : une fiche de poste jamais actualisée, des objectifs contradictoires selon l'interlocuteur, et un entretien professionnel jamais conduit. Le conflit est le symptôme d'une organisation du travail qui n'a pas suivi la croissance de la structure.
    • « Nous n'arrivons plus à recruter. » - Le problème n'était pas le sourcing mais le turnover : les recrutements réussissaient, les intégrations échouaient. La structure recrutait pour remplacer, indéfiniment.
    • « On voudrait mettre en place des entretiens annuels. » - Demande légitime, mais l'obligation légale porte sur l'entretien de parcours professionnel, distinct de l'entretien d'évaluation, et elle n'était pas remplie. La structure allait outiller un dispositif facultatif en laissant de côté celui qui est obligatoire.
    agenda

    Quand se poser la question ?

    Certaines situations rendent le diagnostic particulièrement utile, parce qu'elles marquent un changement d'échelle ou révèlent qu'un équilibre ancien ne tient plus.

    • 📍Un passage de seuil d'effectif. Onze salariés, cinquante salariés : chaque seuil déclenche des obligations nouvelles - représentation du personnel, règlement intérieur, contributions, dispositifs de prévention. Beaucoup de structures les découvrent après coup.
    • 📍Des départs qui se répètent, ou des difficultés de recrutement persistantes. Ce sont les signaux les plus fréquents, et ils renvoient rarement à ce qu'on croit.
    • 📍Un litige, une inspection, un contrôle URSSAF. La question n'est plus de savoir s'il faut regarder, mais de le faire avant que quelqu'un d'autre ne le fasse.
    • 📍Une croissance rapide. Ce qui se gérait de tête et au fil de l'eau à huit personnes ne tient plus à vingt-cinq. La bascule se produit sans qu'on la voie venir.
    • 📍Une reprise, une transmission, l'arrivée d'une nouvelle direction. C'est le moment idéal : la personne qui arrive doit de toute façon comprendre ce qu'elle reprend, et elle n'a pas encore d'attachement aux pratiques en place.
    • 📍Le sentiment diffus que quelque chose ne va pas, sans pouvoir le nommer. C'est un motif parfaitement recevable, et souvent le plus juste.

    💰Question financement - Beaucoup de dirigeants renoncent avant d'avoir vérifié ce qui est mobilisable. Plusieurs dispositifs financent précisément ce type d'accompagnement, et le diagnostic RH figure parmi les objets les plus fréquemment pris en charge. La Prestation Conseil Ressources Humaines, portée par l'État via les DREETS, s'adresse aux structures de moins de deux cent cinquante salariés et son reste à charge est souvent nul pour les plus petites. Le Dispositif Local d'Accompagnement est gratuit pour les structures de l'économie sociale et solidaire. Les opérateurs de compétences proposent également des offres selon la branche. J'en ai dressé le panorama complet dans le guide des dispositifs de financement.

    #2

    La démarche de diagnostic

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    Le périmètre du diagnostic

    Le périmètre couvre l'ensemble de la relation d'emploi, de l'entrée à la sortie, et ce qui l'encadre. C'est ce que recouvre l'expression « diagnostic à 360° » : dix thématiques passées en revue systématiquement, à travers une soixantaine de questions. Aucune n'est écartée au prétexte que la structure « n'est pas concernée » - c'est justement là que se logent les surprises.

    🔖1. Stratégie RH

    Alignement entre le projet de la structure et ses pratiques RH, indicateurs de pilotage, dimensionnement des effectifs, place de la qualité de vie et des conditions de travail et de la responsabilité sociétale. C'est la thématique la plus rarement formalisée dans une petite structure, et celle qui donne sens à toutes les autres - j'y reviens dans l'article sur la fonction Ressources Humaines comme acteur stratégique.

    🔖2. Organisation et management

    Organigramme, délégations de pouvoir et de signature, circuits de décision, positionnement et outillage des managers. Une délégation signée à quelqu'un qui n'a ni la formation, ni l'autorité réelle, ni les moyens ne protège personne - ce que je développe dans l'article sur le rôle RH du manager de proximité

    🔖3. Relations contractuelles

    Convention collective applicable et effectivement appliquée, contrats de travail, temps partiel, contrats à durée déterminée, période d'essai, fins de contrat, procédures disciplinaires. S'y ajoutent les risques de requalification des intervenants non salariés - auto-entrepreneurs, prestataires réguliers - que je traite dans l'article sur le lien de subordination et le pouvoir de direction, ainsi que le cadre applicable aux stagiaires et aux bénévoles.

    🔖4. Gestion administrative et sociale

    Veille réglementaire, outillage et digitalisation, franchissement des seuils d'effectif, obligation d'emploi des travailleurs handicapés, formalités d'embauche, registres obligatoires, protection des données personnelles, complémentaire santé et prévoyance. C'est la thématique la plus technique, et celle où les écarts sont les plus fréquents faute de compétence interne.

    🔖5. Temps de travail

    Durées maximales et repos, aménagement du temps de travail, forfaits jours, décompte et suivi, congés, télétravail. Le décompte est le point le plus souvent défaillant : beaucoup de structures ne disposent d'aucun système fiable, ce qui les prive de toute preuve en cas de litige - alors que la charge de la preuve pèse largement sur l'employeur.

    🔖6. Rémunération

    Respect des minima conventionnels, égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, transparence salariale, éléments de rémunération, fiabilité de la paie. Un point d'attention : la classification s'apprécie au regard des fonctions réellement exercées, non de l'intitulé du contrat. Et les obligations de transparence évoluent avec la transposition de la directive européenne sur ce sujet.

    🔖7. Recrutement et intégration

    Processus de recrutement, transparence à l'embauche, canaux de diffusion, parcours d'intégration, réputation d'employeur. Ces sujets font l'objet d'une série complète sur ce blog, de la définition du besoin à l'accueil.

    🔖8. Parcours professionnels et compétences

    Fiches de poste, entretien de parcours professionnel, entretiens de carrière, gestion des emplois et des parcours, plan de développement des compétences. L'entretien professionnel - devenu entretien de parcours professionnel - s'impose à tout employeur quel que soit son effectif, et son cadre a été récemment modifié. C'est l'un des manquements les plus répandus et l'un des plus simples à corriger. La gestion des compétences et le plan de développement en constituent le prolongement.

    🔖9. Dialogue social et professionnel

    Communication interne, gestion des conflits, mise en place et fonctionnement du comité social et économique, désignation du référent harcèlement, obligations renforcées au-delà de cinquante salariés. Un dialogue social formellement conforme peut être vide, et un dialogue professionnel nourri peut exister sans instance - c'est ce que permet de travailler le dialogue sur le travail lui-même.

    🔖10. Santé, sécurité et conditions de travail

    Politique de prévention, relations avec le service de prévention et de santé au travail, désignation du salarié compétent, document unique d'évaluation des risques, prévention de l'usure professionnelle. L'obligation d'évaluer les risques ne dépend d'aucun seuil d'effectif, et les risques psychosociaux doivent y figurer au même titre que les risques physiques.

    -> Voir l'article de la même série "Le diagnostic QVCT : comprendre ce qui se joue en lien avec le travail"

    ⚠️Les seuils, et ce que la convention collective peut changer - Certaines obligations ne s'appliquent qu'au-delà d'un effectif donné : onze salariés pour la mise en place du comité social et économique et la désignation d'un référent harcèlement, vingt pour l'obligation d'emploi de travailleurs handicapés, cinquante pour les obligations renforcées. Mais une convention collective peut abaisser ces seuils. La convention ÉCLAT, très répandue dans le secteur associatif, prévoit ainsi la mise en place du CSE dès six équivalents temps plein, au lieu de onze. Une structure qui s'en tient au Code du travail sans lire sa convention peut donc être en infraction sans le savoir - et c'est précisément le type d'écart qu'un diagnostic fait apparaître. Chaque question est ainsi doublée d'un point de vigilance conventionnel, renseigné selon la convention applicable à la structure.

    Le scoring du diagnostic RH

    rouage

    Un diagnostic qui se contenterait de constats qualitatifs laisserait le dirigeant sans repère pour arbitrer. La cotation sert à cela : hiérarchiser, comparer les thématiques entre elles, et mesurer les progrès lors d'un diagnostic ultérieur.

    🔖Une échelle en six niveaux

    Chaque question se note de zéro à cinq : non applicable, inexistant, initié, en place, maîtrisé, optimisé. Cette gradation évite le raisonnement binaire - conforme ou non conforme - qui ne rend pas compte de la réalité d'une petite structure, où beaucoup de choses existent partiellement.

    🔖Deux lectures, et l'écart entre elles

    Chaque question est notée deux fois : une fois par la structure elle-même, une fois par l'intervenant après vérification documentaire et entretiens. La différence entre les deux notes est calculée.

    Ce dispositif est celui auquel je tiens le plus, parce qu'il rend visible ce dont il était question au début de cet article. Un écart important signale un point que la structure croyait maîtrisé et qui ne l'est pas - autrement dit, un risque pris sans le savoir. C'est là que se trouvent les surprises, et c'est aussi ce qui rend la restitution utile plutôt que redondante : personne n'a besoin qu'on lui confirme ce qu'il sait déjà.

    L'écart inverse existe aussi, et il est instructif. Une structure qui se sous-évalue sur une thématique a souvent des pratiques correctes qu'elle n'a jamais formalisées - ce qui ne demande pas de tout reconstruire, mais simplement d'écrire ce qui se fait.

    🔖Trois types de questions, trois poids

    • Les questions de conformité renvoient à une obligation du Code du travail ou de la convention collective. Une lacune y constitue un risque juridique. Elles pèsent le plus lourd dans le score.
    • Les questions de pratique correspondent à ce qui est recommandé sans être obligatoire, et qui fait la différence entre une structure qui subit et une structure qui pilote.
    • Les questions d'excellence relèvent de la différenciation : ce qui rend une structure attractive au-delà de ce qui est attendu.

    🔖Deux scores, et pourquoi ils ne disent pas la même chose

    La synthèse distingue un score de conformité et un score d'optimisation. Cette double lecture évite la confusion la plus fréquente.

    Une structure peut afficher un score global correct tout en présentant des lacunes de conformité graves, parce que de bonnes pratiques compensent numériquement des manquements légaux. Or les deux n'ont rien à voir : une lacune de conformité expose juridiquement et se corrige en priorité, quel que soit son coût ; un défaut d'optimisation se traite quand les moyens le permettent.

    Le nombre d'alertes de conformité - les obligations légales insuffisamment couvertes - est décompté séparément. C'est le premier chiffre que je regarde, et le premier que je présente.

    💡Un outil adapté à la taille - La trame complète comporte dix thématiques et une soixantaine de questions. Elle convient à une structure d'une vingtaine de salariés et plus, ou à une situation où l'on cherche à voir large. Pour les plus petites associations, une version resserrée en cinq thématiques - gouvernance, relations contractuelles, gestion administrative et paie, temps de travail et santé-sécurité, parcours et compétences - permet de conduire la démarche en un temps beaucoup plus court, sans perdre l'essentiel des points de conformité.

    Process cubes en bois

    Le déroulé d'un diagnostic

    Une mission dans une structure de dix à cinquante salariés représente en moyenne 2,5 jours d'intervention, répartis sur 1 mois. Le déroulé est stable.

    🔖Le cadrage

    Un premier échange précise le contexte, ce qui motive la démarche, le périmètre retenu, les personnes à rencontrer et la façon dont la restitution se fera. C'est aussi le moment où l'on annonce aux équipes ce qui va se passer et pourquoi - une démarche conduite sans que personne ne sache de quoi il s'agit produit de l'inquiétude et fausse ce qui remonte.

    🔖La fiche de contexte

    Avant d'entrer dans les thématiques, un temps est consacré à la structure elle-même : son activité et ses publics, son histoire et ses étapes clés, sa gouvernance, ses effectifs et leurs profils, son modèle économique, son territoire, les évolutions en cours et à venir, les enjeux exprimés par la direction, le climat social, et les accompagnements dont elle a déjà bénéficié.

    Une matrice forces, faiblesses, opportunités et menaces complète ce cadrage. Elle sert à deux choses : elle donne à la direction l'occasion de formuler ce qu'elle perçoit avant que le diagnostic ne le confronte aux constats, et elle situe les difficultés RH dans un contexte économique et territorial qui les explique souvent en partie.

    🔖L'analyse documentaire

    Une liste de pièces est transmise en amont, adaptée à la forme juridique de la structure : statuts, procès-verbaux d'assemblée générale et de conseil d'administration, projet associatif, délégations en vigueur, organigramme, convention collective et avenants, modèles de contrats, registre unique du personnel, règlement intérieur, déclarations sociales, contrats de prévoyance, registres obligatoires, document unique, tableaux de bord.

    Cette étape se conduit à distance et révèle déjà l'essentiel des écarts de conformité. Elle a un autre mérite : elle fait apparaître ce qui manque, et l'absence d'un document est souvent plus parlante que son contenu. Une structure qui ne retrouve pas ses délégations de signature en apprend déjà beaucoup sur elle-même.

    ⚠️Ce qui différencie ce diagnostic d'un audit de conformité, c'est qu'il se base sur les échantillons transmis par la structure.

    🔖Les entretiens

    Avec le dirigeant, avec les personnes qui portent des fonctions RH même partiellement. Le nombre dépend de la taille et de la question posée. C'est là que se voit l'écart entre les pratiques écrites et les pratiques réelles - un écart qui est rarement un dysfonctionnement, et souvent une adaptation intelligente à des contraintes que les procédures n'avaient pas anticipées.

    🔖La restitution

    Un document écrit et une séance de travail. Le document présente l'état des lieux domaine par domaine, hiérarchise les écarts, et propose un plan d'action. La séance permet d'en discuter, de corriger ce qui aurait été mal compris, et surtout d'arbitrer les priorités avec ceux qui devront les mettre en œuvre.

    #3

    Ce qu'un diagnostic n'est pas

    Trois craintes reviennent, et elles méritent d'être levées avant d'aller plus loin.

    croix

    Ce n'est pas un contrôle

    L'objectif n'est pas de trouver des fautes ni de désigner des responsables. Les écarts constatés dans une petite structure résultent presque toujours de l'absence de compétence interne sur ces sujets, pas d'un choix. Un diagnostic qui se contenterait de dresser une liste de manquements serait à la fois inutile et décourageant.

    Ce n'est pas une évaluation des personnes

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    Les entretiens conduits pendant la démarche portent sur l'organisation du travail, pas sur ceux qui l'exercent. Ce point doit être annoncé clairement à tous, et tenu : ce qui est dit en entretien ne remonte jamais nominativement. C'est la condition pour que les gens parlent - et sans qu'ils parlent, le diagnostic ne voit que ce qui figure dans les documents.

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    Ce n'est pas une manœuvre commerciale

    La crainte est légitime : un intervenant qui trouve beaucoup de problèmes a beaucoup à vendre. J'y réponds par la méthode. Le plan d'action distingue explicitement ce que la structure peut traiter elle-même, avec quels moyens et dans quel délai, de ce qui suppose un appui extérieur. Et la restitution comprend systématiquement ce qui fonctionne bien - parce que c'est une information utile, et parce qu'aucune organisation ne dysfonctionne partout.

    #4

    A quoi cela aboutit ?

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    Le livrable : un état des lieux et un plan d'action

    C'est le cœur de la démarche, et ce qui distingue un diagnostic utile d'un rapport qui reste dans un tiroir.

    🔖Une hiérarchisation en trois niveaux

    • Ce qui expose immédiatement. Manquements créant un risque juridique caractérisé ou un risque pour la santé des personnes. Ces points se traitent en premier, quel que soit leur coût, et le diagnostic dit précisément ce qu'ils impliquent.
    • Ce qui fragilise à moyen terme. Pratiques qui fonctionnent aujourd'hui mais ne résisteront pas à un départ, à une croissance ou à un contrôle. Elles se traitent dans l'année.
    • Ce qui peut être amélioré. Points de perfectionnement sans urgence, qui se traitent quand les moyens le permettent - et qu'il vaut mieux nommer que taire, pour éviter qu'ils ne remontent d'un cran l'année suivante.

    🔖Qui fait quoi

    Chaque préconisation porte une mention explicite : réalisable en interne, ou nécessitant un appui externe - et dans ce cas, de quelle nature. C'est le point sur lequel je passe le plus de temps, parce qu'il détermine l'utilité de tout le reste.

    • Ce que la structure peut faire seule, avec le mode d'emploi correspondant. Une grande partie des écarts relève de cette catégorie : mettre à jour un affichage, formaliser une procédure existante, régulariser un registre, planifier des entretiens. Il n'y a aucune raison de facturer ce que quelqu'un peut faire en interne une fois qu'il sait comment.
    • Ce qui demande un appui ponctuel : une compétence technique dont personne ne dispose, un sujet où l'erreur coûte cher, ou une situation où un tiers est nécessaire pour que les choses puissent se dire. Le type d'appui est précisé - formation, accompagnement, expertise juridique, facilitation - ce qui permet de chercher le bon interlocuteur, qui n'est pas nécessairement moi.
    • Ce qui relève d'une décision de direction et non d'un problème technique. Certains constats ne se corrigent pas par une méthode : ils supposent d'arbitrer, de dégager des moyens, ou d'accepter qu'une mission ne soit plus assurée. Les nommer comme telles évite qu'on cherche indéfiniment une solution technique à un problème qui n'en est pas un.

    🔖Un document de pilotage, pas un rapport

    Le plan d'action consolidé reprend l'ensemble des préconisations avec, pour chacune, un responsable désigné, une échéance cible, un statut et un niveau d'avancement. Ce format n'est pas décoratif : un plan d'action sans responsable ni date ne se met pas en œuvre, et l'expérience montre que le rapport le mieux rédigé reste sans effet s'il n'est pas transformé en tableau de suivi.

    S'y ajoute une fiche de restitution d'une page, destinée à la direction et aux instances de gouvernance : les quatre chiffres clés - score de conformité, score d'optimisation, nombre d'alertes, niveau global -, les priorités d'action, quelques messages à retenir, et les prochaines étapes. C'est ce document qui circule en conseil d'administration ou en comité de direction, là où le rapport complet ne serait pas lu.

    Ce que le diagnostic produit, au-delà du document

    boussole

    Une vision d'ensemble. Le dirigeant sait ce qu'il ignorait, ce qui est en règle, ce qui ne l'est pas et ce qui est perfectible. Cette clarté a une valeur en soi : elle sort du sentiment diffus que quelque chose ne va pas sans pouvoir le nommer.

    Une hiérarchisation. Tout ne peut pas être traité en même temps et tout n'a pas le même degré d'urgence. Distinguer ce qui expose à un risque immédiat de ce qui peut attendre six mois est la condition pour agir plutôt que se décourager.

    Une montée en compétence. C'est le point auquel je tiens le plus. Un diagnostic qui laisse le dirigeant aussi dépendant qu'avant a manqué son objectif. Le but est qu'il comprenne la logique des obligations et des pratiques, pour pouvoir décider seul ensuite.

    Objectif flèches

    Et après ?

    Le diagnostic est un point de départ, pas une solution. Un accompagnement externe ne résout rien à la place de la structure : il crée les conditions pour qu'elle traite elle-même ce qu'elle a identifié - j'ai développé ce point dans un article consacré aux limites de l'accompagnement externe.

    Ce qui se passe ensuite dépend du plan d'action et des moyens de la structure. Trois configurations se rencontrent.

    • La structure traite seule, avec le mode d'emploi fourni. C'est le cas le plus fréquent sur les points de conformité, et c'est très bien ainsi.
    • Elle fait appel à un appui sur les sujets où la compétence manque : construire un référentiel de compétences, conduire une démarche de prévention, professionnaliser un processus de recrutement, former les managers, accompagner une réorganisation.

    Elle met en place une fonction RH partagée dans la durée, quand le diagnostic révèle que le besoin n'est pas ponctuel mais permanent. C'est souvent la conclusion la plus juste quand une structure a franchi les vingt salariés sans que personne ne porte le sujet.

    Un point de méthode : un diagnostic se refait. Pas chaque année, mais tous les trois à cinq ans, ou après un changement significatif - croissance, réorganisation, changement de direction. Il devient alors beaucoup plus rapide, puisqu'il s'agit de vérifier ce qui a bougé plutôt que de tout établir.

    💡Diagnostic RH et diagnostic QVCT ne s'opposent pas : ils partent d'endroits différents. Le premier examine les pratiques, leur conformité et leur outillage  il répond à la question « où en sommes-nous ». Le second part du travail tel qu'il s'exerce et de ce qu'il produit sur les personnes  il répond à « qu'est-ce qui use, et pourquoi ». Une structure qui découvre des tensions, du turnover ou des arrêts répétés au fil d'un diagnostic RH gagnera à poursuivre par une démarche QVCT sur le périmètre concerné. L'inverse est vrai aussi : un diagnostic QVCT met souvent au jour des lacunes de conformité qui relèvent du premier.

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    Conclusion

    Un diagnostic RH n'est pas un audit destiné à trouver des fautes, ni une manœuvre pour vendre la suite. C'est un temps d'arrêt destiné à voir clair avant d'agir - parce que dans un domaine qu'on ne maîtrise pas, le problème qu'on croit avoir n'est pas toujours celui qu'on a.

    Ce qu'il produit tient en trois choses : savoir ce qu'on ignorait, savoir par quoi commencer, et savoir ce qu'on peut traiter soi-même. La dernière est la plus importante, et c'est aussi celle qui distingue un diagnostic d'une prise de mandat.


    🤝Envisager un diagnostic pour votre structure ?

    Je conduis des diagnostics RH à 360° auprès des TPE-PME et des structures associatives : analyse documentaire, entretiens avec les différentes parties prenantes,  puis restitution écrite et séance de travail. La démarche s'appuie sur une trame construite au fil des missions : dix thématiques, une soixantaine de questions, une double cotation qui compare votre perception à ce que révèle l'examen, et une distinction nette entre score de conformité et score d'optimisation. Chaque préconisation précise ce que vous pouvez traiter seuls - avec le mode d'emploi -, ce qui suppose un appui et de quelle nature, et ce qui relève d'une décision de direction. Une version resserrée existe pour les plus petites associations. Ces missions sont finançables : Prestation Conseil RH via la DREETS pour les entreprises, DLA pour les structures de l'ESS, offres des OPCO. RH IN SITU est référencée sur ces dispositifs, ce qui conditionne l'accès à la prise en charge.

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    🗃️ Dans la même série : "Pour un accompagnement réussi du diagnostic au plan d'action : guide pour les petites structures » "
    #1🔗Se faire accompagner quand on est une petite structure : ce qui change
    #2🔗  Le diagnostic RH : voir clair avant d'agir  (Vous êtes ici)
    #3🔗 Le diagnostic QVCT : comprendre ce qui se joue en lien avec le travail
    #4🔗 Les différents appuis RH : quelle formule pour quelle situation ?  
    #5🔗 L'accompagnement externe ne résout rien à votre place
    Pourquoi le codev devrait être l’outil préféré des managers ?

    Pourquoi le codev devrait être l’outil préféré des managers ?

    Vous avez l’impression de « pédaler dans la semoule » face à une situation complexe ? Vous vous sentez seul pour prendre certaines décisions stratégiques ou humaines ? Et si la solution ne venait pas d’un expert, mais de vos pairs ? 🤔

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    Le Codev en bref : 2h30 pour changer de perspective

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    Pour un dirigeant de petite structure, le temps est la ressource la plus rare. Le codéveloppement n'est pas une "réunion de plus", c'est un investissement de haute rentabilité.

    question

    Quels problèmes peut-on résoudre ?

    En séance, nous traitons vos « 3P » (Projet, Préoccupation, Problème). Par exemple :

    🟢 Projet : « Je souhaite réorganiser mes équipes pour gagner en agilité, par où commencer ? »

    🟢 Préoccupation : « J'ai un collaborateur brillant mais dont le comportement pèse sur l'ambiance, comment agir ? »

    🟢 Problème : « Je n'arrive plus à déléguer et je frôle l'épuisement, comment retrouver du souffle ? »

    Les 3 bénéfices immédiats pour vous

    emoji bois

    ✅ Sortir la tête du guidon : 2h30 pour prendre du recul sur votre quotidien.

    ✅ L'intelligence collective : Bénéficier de l'expérience de 5 à 8 autres dirigeants qui ont vécu (ou vivent) les mêmes défis.

    ✅ Un plan d'action concret : Vous ne repartez pas avec des théories, mais avec des pistes d'actions testées et validées par le groupe.

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    Une école de management appliquée : muscler vos compétences

    Le codéveloppement est bien plus qu'une simple méthode de résolution de problèmes ; c'est un laboratoire de leadership. En participant, vous développez naturellement des compétences clés (soft skills) immédiatement transférables dans votre structure :

    ▶️L'art du questionnement : Vous apprenez à poser des questions qui font réfléchir plutôt que de donner des solutions "prêtes à consommer". C'est le pilier du management délégatif.

    ▶️L'écoute active et l'empathie : Vous apprenez à écouter pour comprendre, et non pour répondre. Cela change radicalement la qualité du dialogue social avec vos collaborateurs.

    ▶️Le feedback constructif : On y apprend à dire les choses avec authenticité et bienveillance, une compétence cruciale pour assainir les relations de travail.

    ▶️La pensée systémique : Vous apprenez à regarder "la forêt plutôt que l'arbre". Au lieu de chercher un coupable, vous comprenez comment les interactions entre les personnes créent les situations.

    💡 La force de la transférabilité : Pourquoi le problème de l'autre est aussi le vôtre ?

    C’est le "miracle" du Codev : on apprend par résonance. Lorsque vous aidez un pair sur une problématique, cela fait inévitablement écho à vos propres angles morts. En cherchant des solutions pour lui, vous débloquez souvent vos propres situations. De plus, le groupe devient un espace de partage de ressources (outils, astuces, réseaux) que vous pouvez utiliser dès le lendemain.

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    Fondements et méthodes

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    Le codéveloppement professionnel et managérial est une approche québécoise née dans les années 80 (fondée par A. Payette et C. Champagne). Contrairement à une formation classique où un expert "sachant" transmet son savoir, ici, on apprend par l'action et par les pairs.

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    Les concepts clés vulgarisés

    🧩L’approche systémique (Palo Alto) : On ne regarde pas seulement l'individu, mais toutes les interactions autour de lui. Cela permet de comprendre comment vos réactions influencent celles de vos équipes, et d'agir sur les bons leviers.

    🧩L’apprentissage par l’action (Action Learning) : On part du principe que la pratique crée un savoir que la théorie ne peut pas produire. On apprend en faisant, en se trompant et en ajustant.

    🧩La posture de "Manager-Coach" : En participant, vous apprenez à écouter sans juger, à poser les bonnes questions plutôt qu'à donner des solutions toutes faites. C'est une compétence que vous ramenez directement dans votre entreprise.

    Les 3 rôles : un entraînement intensif aux postures de leadership

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    Dans une séance de codéveloppement, on ne vient pas simplement "discuter". On occupe tour à tour trois rôles précis qui sont de véritables laboratoires pour vos compétences managériales :

    Le Client (celui qui apporte sa situation)

    C'est votre tour de passer sur "le gril" (avec bienveillance !).

    📍L'apprentissage : Vous apprenez à synthétiser une situation complexe, à accepter de ne pas avoir toutes les réponses et à recevoir de l'aide sans vous sentir jugé. C'est l'exercice ultime du "lâcher-prise" pour un dirigeant.

    Les Consultants (les pairs qui aident)

    C’est ici que se produit un apprentissage souvent sous-estimé. En tant que consultant, vous ne donnez pas d'ordres, vous proposez des pistes.

    📍L'apprentissage : Vous développez votre écoute active et votre capacité à poser des questions puissantes (au lieu de donner des solutions immédiates). Vous apprenez aussi par "miroir" : en aidant un collègue sur sa problématique de délégation, vous progressez souvent sur la vôtre.

    Le Facilitateur

    C'est mon rôle. Je suis la gardienne du temps, du cadre et de la méthode.

    📍L'apprentissage : En observant ma pratique, vous apprenez à réguler un groupe, à gérer les temps de parole et à maintenir un climat de sécurité. Des compétences de facilitation que vous pourrez infuser dans vos propres réunions d'équipe.

    cubes bois ampoule

    Les étapes

    Pour que la magie de l'intelligence collective opère, nous suivons un protocole strict en 7 étapes, garant de l'efficacité du temps passé :

    0 - Exposé : Le "Client" expose sa situation.

    1 - Clarification : Les "Consultants" posent des questions pour comprendre (sans conseiller).

    2 - Contrat : On définit ce que le Client attend du groupe.

    3 - Consultation : Le groupe partage des expériences, des idées, des ressentis.

    4 - Synthèse : Le Client choisit les solutions qui lui parlent.

    5 - Plan d'action : Formulation des prochaines étapes concrètes.

    6 - Apprentissages : Qu'est-ce que chacun (y compris les consultants) a appris aujourd'hui ?

    Les 4 piliers de la réussite (cadre de confiance)

    main coeur accord

    🟩 Confidentialité absolue : Ce qui se dit dans le groupe reste dans le groupe.

    🟩Bienveillance : On juge l'action, jamais la personne.

    🟩Parler vrai : L'authenticité est le moteur du changement.

    🟩Autonomie : Le groupe propose, le client reste seul maître de ses décisions.

    papier

    Conclusion

    L'efficacité du codéveloppement repose sur la qualité de la facilitation.

    Mon rôle est de m'assurer que le groupe ne dévie pas vers une simple discussion de café, mais reste un outil de transformation puissant.

    ⏺️ Groupes de 4 à 8 participants

    ⏺️ Séances régulières sur une période significative (pour créer une réelle solidarité).

    ⏺️Impact direct sur la santé au travail et la robustesse de votre structure

    Prêt à rompre l'isolement et à booster vos pratiques managériales ? Discutons ensemble de vos besoins pour intégrer un futur groupe ou créer un collectif au sein de votre réseau 🚀

    Ma petite RSE à moi

    Ma petite RSE à moi

    Mais, la RSE c'est quoi au fait ?

    annonce

    L'acronyme signifie Responsabilité Sociétale des Entreprises, on l'appelle aussi Responsabilité Sociale des Entreprises ou plus largement Responsabilité Sociétale/Sociale des Organisations (RSO).

    Elle est définie par la commission européenne comme "l'intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes".

    Dit autrement, il s'agit de la contributions des entreprises / organisations aux enjeux du Développement Durable.

    En bref, l'objectif est d'avoir un impact positif sur la société tout en étant viable économiquement.

    Qui est concerné par la RSE ?

    La RSE, ça ne concerne que les "grosses boîtes". 👎

    🛑FAUX !

    Toutes les structures, quels que soient leurs statuts, tailles ou moyens peuvent agir.

    Seules les entreprises cotées en bourse et les entreprises au chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros ou de plus de 500 employés ont l'obligation de rendre des comptes sur leurs impacts sociaux et environnementaux via du reporting.

    Je ne cesse de répéter aux petites et moyennes structures que j'accompagne qu'elles doivent s'y mettre, que c'est un élément "différenciant" et en passe de devenir déterminant.

    Surtout qu'à défaut d'avoir les équipes marketing pour les valoriser ... les petites et moyennes structures font très souvent déjà beaucoup de choses qui relèvent de la RSE, sans même en avoir conscience.

    La RSE, pour quoi faire ?

    objectif

    Dans un rapport d'octobre 2019, le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), liste différents types d'enjeux :

    • des enjeux politiques et éthiques
    • des enjeux économiques et financiers
    • des enjeux sociaux
    • des enjeux environnementaux
    • des enjeux sociétaux

    "Il s’agit de définir un développement soutenable, inclusif, égalitaire et économe des ressources limitées de la planète. Il n’y aura pas de progrès social sans une économie saine ; il n’y aura pas d’économie du tout sur une planète morte ; il n’y aura pas de transition écologique sans progrès social et réduction des inégalités. Jusqu’à aujourd’hui, le champ économique a toujours prévalu sur les 2 autres piliers du développement durable. L’enjeu des transitions est bien de changer de paradigme pour résoudre les crises majeures qui sont devant nous et trouver un réel équilibre entre ces trois piliers. La RSO est un excellent outil pour y parvenir."

    Comment faire pour agir concrètement en matière de RSE ?

    solutions

    Le rapport énumère les multiples moyens de prendre en compte la RSO dans la vie de l'organisation :

    • amélioration de la gestion des risques (humains, environnementaux, ...),
    • diminution des impacts environnementaux négatifs ou augmentation des positifs,
    • politique d'achat responsable,
    • adhésion à une association d'entreprises responsables
    • . . .

    Parmi les actions "structurantes" :

    • formation de la gouvernance sur les sujets RSO
    • intégration de critères RSO dans la part variable de la rémunération des dirigeants, voire des salariés
    • mise en place d'instances de dialogue donneurs d'ordre / sous-traitants
    • mise en place d'une comptabilité élargie aux enjeux sociaux et sociétaux (comptabilité CARE)
    • . . .

    Les engagements peuvent se concrétiser par des actes tangibles en matière de gouvernance, de rémunération, d'outils de gestion, ...

    La politique RSE/O et les actions qui en découlent impactent toutes les parties prenantes, et notamment les salariés qui doivent être associés aux différentes étapes (définition, conduite, évaluation). Une bonne opportunité de redonner du sens à l'action et de les rendre fiers de la structure pour laquelle ils travaillent.

    Quelques exemples d'actions RSE ?

    idées
    RSE/O & Environnement
    • Passer à un fournisseur d’énergies renouvelables
    • Mettre en place un plan de déplacement d’entreprise
    • Établir un plan de réduction des déchets
    • Penser au recyclage
    • Réduire votre consommation de papier
    • Évaluer vos consommations d’énergie / d'eau
    • Optimiser sa consommation d’énergie grâce à un plan de réduction du gaspillage énergétique
    • Mieux gérer la température de vos infrastructures
    • . . .
    RSE/O & RH
    • S’assurer de respecter les règles de base de la santé et de l’hygiène au travail
    • Respecter le droit du travail
    • Proposer du télétravail (dans de bonnes conditions)
    • Promouvoir l’égalité hommes-femmes dans la structure
    • Promouvoir la diversité dans vos équipes (et développer des pratiques inclusives)
    • Promouvoir des formes de management plus démocratiques
    • . . .
    RSE/O & pratiques sociétales
    • Établir des règles pour les achats responsables
    • Participer au développement économique local en choisissant des partenaires locaux
    • Favoriser les circuits courts
    • Interagir avec l’économie sociale et solidaire
    • Rédiger une charte éthique
    • Évaluer et agir sur votre empreinte économique locale
    • . . .

    Attention ce ne sont que des exemples !

    Pour avoir du sens, les actions doivent s'inscrire dans une démarche globale, en concertation avec les parties prenantes.

    Quelques exemples de "bénéfices" liés à la RSE ?

    engrenage
    • Faciliter le recrutement en améliorant son attractivité
    • Motiver ses collaborateurs autour d’un projet positif et améliorer sa marque employeur
    • Garantir la santé, la sécurité et le bien-être au travail
    • Améliorer les relations avec ses partenaires (fournisseurs, prestataires, etc.)
    • Se différencier dans son positionnement lors de réponse à des marchés publics
    • Attirer des investisseurs / des mécènes
    • Agir pour le bien sociétal
    • Réduire son impact sur l’environnement
    • Favoriser l’innovation (en recherchant des solutions pour faire "autrement")
    • Améliorer sa "notoriété"
    • Être en phase avec les attentes de ses clients / son public / ses usagers
    • Justifier le bien-fondé de ses activités
    • . . .

    Vous avez dit performance ?

    RSE et performance
    RSE et performance

    Une étude de France Stratégie fait même ressortir un gain de performance de 13%, pas mal non ?

    Quel est le cadre réglementaire de la RSE ?

    La Norme ISO 26000

    Il existe une norme ISO (ISO 26000) qui définit le périmètre de la RSE au travers de 7 thématiques :

    RSE
    La Loi PACTE du 22/05/2019

    Le Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises (PACTE) permet de redéfinir la raison d’être des entreprises et de renforcer la prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux liés à leur activité.

    La Loi vient ainsi modifié certains articles du Code Civil pour :

    • intégrer la notion jurisprudentielle "d'intérêt social"
    • affirmer la nécessité pour les entreprises de prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux inhérents à leur activité
    • reconnaître la possibilité aux entreprises qui le souhaitent de se doter d’une raison d’être dans leurs statuts (= projet de long terme dans lequel s’inscrit l’objet social de l’entreprise).

    La Loi a également créé le statut "d'entreprise à mission", qui se caractérise par 2 éléments :

    • une raison d'être : "constituée des principes dont la société se dote et pour le respect desquels elle entend affecter des moyens dans la réalisation de son activité. Elle explicite l’identité et la vocation de l’entreprise et éclaire son passé et son futur » (article 1835 du Code Civil
    • des objectifs associés

    Pour autant, il est possible de développer des actions RSE/O sans s'inscrire spécifiquement dans un cadre réglementaire, souvent trop contraignant pour les petites structures.

    RESSOURCES

    fleche
    Quel management de la Qualité de Vie au Travail dans les Petites et Moyennes Organisations ?

    Quel management de la Qualité de Vie au Travail dans les Petites et Moyennes Organisations ?

    iae lyon

    Je suis heureuse de partager le fruit d'une année de travail consacrée à la Qualité de Vie au Travail et à la Santé et de vous présenter mon mémoire qui porte sur le management de la QVT dans les associations, les TPE et les PME.

     

    Le cheminement qui m'a conduit jusqu'à la Qualité de Vie au Travail

    cheminement

    Dans la première partie de mon parcours professionnel, réalisé dans le secteur marchand et principalement sur des fonctions de développement RH (recrutement, formation, mobilité, …), j’ai priorisé la découverte de contextes différents pour développer toujours plus de connaissances et de compétences, pour me forger une « pratique RH » dans des environnements structurés et structurants.

    J’ai ainsi exercé dans le secteur hospitalier, l’industrie agroalimentaire, le BTP, l’énergie (éolienne et hydraulique), les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication). Les tailles, les moyens financiers et humains et les cultures d’entreprises, extrêmement diversifiés, ont fortement développé mon adaptabilité.

    Malgré leurs différences, ces organisations avaient un dénominateur commun : des personnes ou parfois des équipes entières profondément « abîmées ». Les facteurs à l’origine de cette situation pouvaient être variables :

    • situation économique conjoncturelle tendue,
    • management par la terreur, compétition exacerbée,
    • pression des chiffres et du reporting,
    • surcharge de travail ou désœuvrement (« mise au placard »),
    • isolement, absence de sens, … ;

    mais les comportements observés étaient souvent similaires : la résignation voire la mise en place de stratégie de défense desservant complètement l’épanouissement et/ou la santé l’individu, et la cohésion et/ou l’efficacité du collectif.

    ess

    Pour la suite de mon parcours, je me suis tournée vers l’Economie Sociale et Solidaire (ESS). Cela répondait à une « quête de sens », conciliait l’envie de découvrir d’autres façons de raisonner et de fonctionner et me permettait d’élargir mon périmètre d’intervention au-delà des RH pures. J’ai d’abord dirigé des fédérations associatives régionales et départementales, avec de petits effectifs, œuvrant dans le champ de la protection de la nature et de l’environnement et dans le service à la personne en milieu rural ; j’ai ensuite occupé les fonctions de DRH, membre du Codir, d’une fédération régionale d’éducation populaire employant 150 salariés.

    Ces 8 années au sein de l’ESS ont été riches d’enseignement, mais aussi de « désillusions » par rapport à mes représentations initiales. Bien que, sur la forme, ce secteur soit plus convivial, avec un rapport à la hiérarchie différent, avec davantage de liberté d’expression, coloré par une culture historique de « cogestion » . . . j’y ai été confrontée à des dysfonctionnements d’envergure à tous les niveaux (gouvernance, gestion, équipes, …). J’ai également dû accompagner de nombreux salariés en situation de stress ou de burnout, victimes de violences internes voire de « harcèlement », sujets à des addictions (alcool, travail, …), … le tout conduisant à des arrêts maladie longue durée, à des inaptitudes professionnelles et/ou à des licenciements. Les facteurs n’étaient pas exactement les mêmes que dans le secteur marchand, ce qui prédominait était surtout :

    • une forte insécurité socio-économique récurrente,
    • des équipes en sous-effectif chronique,
    • un surinvestissement lié aux valeurs personnelles mises dans le travail,
    • une absence de frontière entre le temps salarié et le temps « militant »,
    • l’absence de culture managériale,
    • le flou dans l’organisation et/ou les responsabilités,
    • une articulation complexe des rôles entre salariés et bénévoles … 
    rh in situ logo

    Depuis 2017, au travers de RH IN SITU, je mobilise l’expertise en management des Ressources Humaines, accumulée au fil de ce parcours et consolidée par la formation continue, pour accompagner les structures ne disposant pas de fonctions support RH en interne. J’accompagne les associations, les TPE et les PME en tant que DRH à temps partagé avec une approche résolument orientée « Qualité de Vie au Travail ».

     

    Pourquoi un mémoire sur la Qualité de Vie au Travail au sein des petites et moyennes organisations ?

     

    questions

    En premier lieu, parce que ce sont les typologies de structures que j'accompagne.

    Ensuite, parce que bien qu'elles représentent une part significative des entreprises, leurs spécificités sont peu connues / peu prises en compte.

     

    Quelques chiffres clés collectés à l'occasion du mémoire :

    • "La France compte 3,1 millions de TPE (- de 10 salariés) et PME (de 10 à 249 salariés), soit 99,8% du nombre total d’entreprises.
    • Les TPE et PME réalisent chaque année 1 300 Milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit un peu plus du tiers (36%) du chiffre d’affaires total des entreprises françaises.
    • Sur un total de 14 millions de salariés en France (en équivalent temps plein), 7 millions travaillent dans les TPE/PME soit 49%.
    • Le secteur associatif représente 1,3 million d’associations actives sur tout le territoire, animées par 13 millions de bénévoles, et employant 1 853 000 (9,8% des salariés du secteur privé), avec une masse salariale de 39 milliards d’euros, régime général et régime agricole confondus[1].
    • Le budget cumulé des associations actives représentait environ 3,5% (soit 70 milliards) du PIB en 2016."

    Les raisons pour lesquelles il existe peu de données que la Qualité de Vie et du Travail pour les TPE-PME

    "Selon mon analyse, plusieurs raisons peuvent cependant l’expliquer :

    •  elles sont nombreuses et protéiformes, aussi des études spécifiques demandent un investissement important qui, de surcroît, ne permet pas forcément de dégager « des grands principes » aisément reproductibles,
    • le mode opératoire par échantillonnage (généralement mis en œuvre pour les enquêtes relatives à la santé ou aux conditions de travail) ne permet pas de conserver l’anonymat au sein de petits effectifs, aussi il s’avère complexe de procéder à de telles enquêtes,
    • il n’y a généralement pas d’interlocuteur spécialiste ou dédié à ces questions en interne, ce qui signifie que le dirigeant doit leur accorder suffisamment d’importance pour piloter lui-même les actions,
    • elles disposent rarement d’outils de mesure/d’indicateurs du fait d’un fonctionnement peu formalisé, ce qui complexifie l’analyse des problématiques,
    • elles n’ont pas de budget dédié à ces questions, et sont donc peu prisées par les grands cabinets de conseil."

    La vocation de ce mémoire est de permettre aux dirigeants de ces structures d’appréhender le champ de la Qualité de Vie au Travail, de mettre en lumière certaines problématiques auxquelles ils sont confrontés sans toujours en identifier les causes, de les sensibiliser au lien entre Qualité de Vie au Travail et performance globale et surtout d’identifier des pistes de solutions adaptées à leurs spécificités.

    Comment ce mémoire sur la Qualité de Vie au Travail au sein des petites et moyennes organisations a été réalisé ?

    Pour rédiger ce mémoire, je me suis appuyée sur mon expérience professionnelle de près de 15 ans dans les Ressources Humaines, mise en perspective avec les apports du DU Management de la Qualité de Vie au Travail & Santé dispensé par l’IAE et les études disponibles portant sur les questions de santé et de qualité de vie au travail.

    Les nombreux échanges que j’ai pu avoir avec les dirigeants de petites et moyennes structures que j’accompagne depuis juin 2017 dans le cadre de mon activité de DRH en temps partagé ont également nourri ma réflexion.

    J’ai par ailleurs réalisé une enquête auprès des structures de moins de 250 salariés dont je livre les résultats dans ce document.

    Comment utiliser ce mémoire sur la Qualité de Vie au Travail ?

    connaissances QVCT

    J'ai construit ce mémoire comme un guide à destination, notamment, des dirigeants.

    Au-delà de la partie étude propre à ce type d'exercice, les lecteurs trouveront :

    • dans la partie 3 des éléments d'éclairage sur ce que recouvre la Qualité de Vie et du Travail (#QVT) :

    3.1.      Le lien étroit entre santé et travail 18

    3.2.      Les Principes Généraux de Prévention  21

    3.3.      Les 3 niveaux de prévention des risques professionnels sur lesquels agir  22

    3.4.      Le rôle de l’employeur dans la prévention des risques professionnels 23

    3.5.      L’importance des Risques Psychosociaux (RPS) et notamment du stress 26

    3.6.      Des Risques Psychosociaux à la Qualité de Vie au Travail 28

    • dans la partie 4 un décryptage des enjeux relatifs à la Qualité de Vie et du Travail (#QVT) :

    4.1.      L’engagement des salariés comme facteur de performance 33

    4.2.      De forts enjeux de performance économique . . . 33

    4.3.      . . . et de performance sociale et sociétale 34

    4.4.      Le lien entre RSE et QVT  36

    • et enfin, dans la partie 6 une approche de la Qualité de Vie et du Travail adaptée aux petites et moyennes organisations :

    6.1.      Les conditions de réussite à privilégier dès la conception de la démarche 44

    6.2.      Réaliser un diagnostic juste et partagé 45

    6.3.      Conduire efficacement une démarche d’Evaluation des Risques Professionnels 47

    6.4.      Expérimenter les solutions 51

    6.5.      Evaluer les expérimentations et pérenniser la démarche QVT  55

    6.6.      Ce que la QVT va transformer résumé en un tableau  56

    6.7.      Les différentes ressources possibles à mobiliser pour conduire une démarche QVT  57

    Conclusion

    J'ai pris beaucoup de plaisir à réaliser ce travail, il m'a permis d'enrichir ma pratique professionnelle et mes connaissances sur le sujet. Je souhaite à présent qu'il soit utile au plus grand nombre, afin de faire progresser la Qualité de Vue au Travail au sein de toutes les organisations.

    Un grand merci par avance si vous jugez pertinent de le partager au sein de vos réseaux.